OUAGADOUGOU, 22 juin
(Xinhua) -- Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès
(CDP), parti au pouvoir au Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré a
déclaré dimanche à Ouagadougou le maintien de la sanction infligée le 13
juin dernier aux six membres qui avaient demandé une refondation du
parti.
Les six "refondateurs" sont des anciens ministres et
députés, également membres du Bureau politique national (BPN) et du Bureau
exécutif national (BEN, instance suprême du parti). Ils ont été
suspendus des instances du parti le 13 juin pour avoir demandé plus
de débats et de démocratie au sein du CDP.
Justifiant la suspension de ces camarades du parti,
M. Kaboré, également président de l'Assemblée nationale du Burkina, a dit
que les six personnes avaient enfreint aux règles élémentaires de la
vie d'un parti politique.
Selon Kaboré, les six camarades ont adressé une
correspondance au président du parti situant leur position sur la vie du
parti et l'ont publiée dans les journaux.
Il a indiqué qu'à cette étape, le parti a montré que
non seulement l'utilisation de la presse pour traiter des questions
internes au parti n'était pas conforme au statut du CDP, mais
également l'existence de tendance au sein du parti n'est pas
consignée dans le règlement intérieur du parti.