Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
La relation entre l'Algérie et la France est "exceptionnelle"
-
Corée du Sud/Etats-Unis : conclusion d'un accord sur les produits bovins
-
L'Iran juge impossible une attaque israélienne
-
MacBain invite certains dirigeants occidentaux à mieux connaître leTibet
-
Nouveaux conflits en Afghanistan : plusieurs insurgés tués
MacBain invite certains dirigeants occidentaux à mieux connaître leTibet
  2008-06-22 17:19:54  

     NEW YORK, 22 juin (Xinhua) -- Certains dirigeants occidentaux  ont besoin de mieux connaître le Tibet et le Dalaï lama, a indiqué l'éditrice en renom Louise T. Blouin MacBain. 

     "Certains chefs d'Etat ne savent même pas qu'il y avait des  esclaves au Tibet dans les années 1950. Ils n'ont pas non plus un  image clair sur le Tibet d'aujourd'hui", a-t-elle affirmé dans une récente interview accordée à Xinhua. 

     "C'est pourquoi ils font parfois des erreurs sur les problèmes  liés au Tibet", a ajouté Mme MacBain, qui a été le premier  visiteur étranger à Lhasa, chef-lieu du Tibet, après les émeutes  du 14 mars dernier. 

     Elle a exhorté ces chefs d'Etat à s'informer "davantage de  faits sur le Tibet et le Dalaï lama". 

     D'après Mme MacBain, présidente de la Fondation Louise T.  Blouin Foundation, c'est gênant de voir que certains chefs d'Etat  connaissent peu le Tibet et le Dalaï lama.  

     "Je veux donc leur dire tout ce que je sais pour les aider à  avoir une meilleure compéhension sur le problème du Tibet", a-t- elle dit. 

     Evoquant les propos du Dalaï lama à Rauters le 10 avril selon  lesquels les Tibétains doivent contrôler leur propre défense et  politique extérieure", elle s'est déclarée "très confuse" vis-à- vis de cette position. "Qu'est-ce qu'il veut avec tout ça?" a-t- elle demandé. 

     Mme MacBain a dit que depuis les émeutes du 14 mars, elle avait proposé aux chefs d'Etat et médias occidentaux de prendre la "voie moyenne" pour connaître les faits concernant les demandes du Dalaï lama.  

     Le Dalaï lama "cherche à avoir le contrôle politique sur plus  de 25% de la Chine et à agrandir le Tibet au delà des frontières  de la Région autonome du Tibet", a-t-elle noté, déclarant que ce  n'est pas "raisonnable" et que même le chef d'Etat d'un pays  occidental avait affirmé refuser une telle demande s'il devait  traiter ce problème. 

     Mme MacBain, qui est aussi la fondatrice de New Globalization  Platform, une partie de la "Global Creative Leadership Initiative", a par ailleurs estimé qu'il n'est pas "salutaire" pour le Dalaï  lama de critiquer la Chine lors de ses voyages dans le monde.  

     "Ce n'est pas constructif", a-t-elle souligné. 

     A propos de ce qu'elle a vu à Lhasa, Mme MacBain a déclaré  qu'elle était "impressionnée par ce que j'ai vu au Tibet", où  personne ne souffre de la faim, tous les enfants vont à l'école,  le taux de l'alphabétisation est passé de 5% des années 1950 à 95% d'aujourd'hui, et le taux de croissance économique est de 14%. 

     "Ils (Chine) vont investir 70 millions de dollars dans la  protection culturelle", a-t-elle dit. 

     "Les dirigeants de certains pays ne connaissent pas ce qui se  passe en Chine, ce qu'ils connaissent sur le Tibet est  essentiellement basé sur les reportages des médias occidentaux.  Ils se font même l'écho des allégations du Dalaï lama affirmant  qu'il y a un "génocide culturel" au Tibet", a indiqué Mme MacBain. 

     "C'est difficile d'appércier la Région autonome du Tibet  d'aujorud'hui sans aller personnellement à Lhasa (...) voir les  développements réalisés depuis 1950", a lu Mme MacBain sur ce  qu'elle avait écrit. 

     "Il y a un effort et une conscience croissants pour préserver,  renforcer et promouvoir la culture tibétaine, au lieu d'un génocie culturel", a-t-elle affirmé, ajoutant que le Tibet décrit par le  Dalaï lama "n'est pas celui que j'ai vu de mes propres yeux". 

     "Ce que j'ai vu est positif et je suis particulièrement  reconnaissante pour les grands efforts faits par la Chine pour  préserver l'indépendance culturelle tibétaine et ses monastères",  a-t-elle déclaré. 

     "Je vais informer les chefs d'Etat de davantage de faits au  Tibet, car je pense que certains d'entre eux connaissent peu le  Tibet et aussi la Chine", a-t-elle dit, estimant que s'ils sont  bien informés, ils peuvent prendre des décisions correctes et  distinguer la vérité de la fausseté.