LIBREVILLE, 21 juin (Xinhua) -- Le pouvoir de Bangui
et deux mouvements rebelles ont conclu samedi à Libreville un accord
global de paix en présence du président gabonais Omar Bongo Ondimba,
médiateur de la crise, et de son homologue centrafricain François
Bozizé.
Des partis de l'opposition centrafricains ont
participé à la cérémonie de signature comme observateurs.
L'accord a été signé par le ministre centrafricain
de la Communication, de la Réconciliation et du Dialogue, Cyriaque
Gonda, pour la partie gouvernementale. Du côté des rebelles, il a été
signé par l'Armée populaire pour la restauration de la
démocratie (APRD), représenté par Jean Jacques Demafouth, et l'Union des
forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) dirigé par
Zacharie Adama.
Un seul patron rebelle n'a pas signé. Il s'agit
d'Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain
(FDPC).
"L'accord reste ouvert, les autres partis ainsi que
M. Miskine peuvent le signer à tout moment ", indiqué un communiqué publié
à l'issue de cette signature qui a eu lieu au palais présidentiel
de Libreville.
"C'est un accord qui va dans le bon sens ", a
déclaré M. Cyriaque Gonda.
"Nous pouvons espérer que le dialogue politique doit
aller dans le sens de sa réalisation, de sa tenue sans ambages", a-t-il
poursuivi.
L'accord est un condensé des différents autres
accords de paix que le gouvernement centrafricain a signé séparément dans
le passé avec les mouvements rebelles. Il prévoit notamment une amnistie
pour tous les combattants ainsi que les responsables civiles.
Le document prévoit aussi le cantonnement de tous
les combattants avant le lancement d'un programme de démobilisation,
de désarment et de réinsertion de ces combattants.
Un comité de suivi a été mis en place pour
veiller à l'application de l'accord. Le comité est composé
de plusieurs organismes internationaux comme l'Union européenne,
l'ONU, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale
(CEMAC), la CEN-SAD et autres. Il tiendra sa première réunion à
Libreville dans un mois.