KINSHASA, 20 juin (Xinhua) -- L'arrêt de la chambre
de cassation de Belgique ne concerne pas le mandat de la Cour pénale
internationale (CPI), mais plutôt la procédure judiciaire au niveau
de la justice belge pour le transfert de l'opposant congolais Jean-Pierre
Bemba à la Haye, a affirmé vendredi le chargé de la communication de la
CPI à Kinshasa, Paul Madidi.
Il a fait cette remarquer au cours d'un point de
presse à Kinshasa pour éclairer l'opinion congolaise sur diverses
interprétations sur le dossier Bemba.
"Ce qui se passe maintenant c'est un débat au niveau
de la justice belge sur la procédure de transfert de Bemba à la Haye",
a- t-il indiqué, ajoutant que la Belgique n'a pris jusqu'ici aucune
décision de mise en liberté de Bemba.
La Cour de cassation de Belgique avait annulé
mercredi denier une décision de la chambre des mises en accusation de la
Cour d' Appel de Bruxelles qui avait déclaré irrecevable une demande de
mise en liberté provisoire formulée par les avocats de Bemba. Jeudi,
la chambre des mises en accusation de Bruxelles a validé un nouveau mandat
d'arrêt lancé le 10 juin dernier par la CPI, confirmant ainsi son maintien
en détention.
Ce nouveau mandat élargie les poursuites judiciaires
aux deux chefs d'accusations de meurtres contre Bemba.
Ex-rebelle et ancien vice-président de la République
démocratique du Congo (RDC) pendant la transition politique, Bemba a
été arrêté le 24 mai 2008 en Belgique. Il s'y été rendu en provenance du
Portugal où il avait séjourné pendant un an à la suite des accrochages
entre sa milice et les forces loyaliste à Kinshasa.
Il est poursuivi par la CPI pour crimes de
guerres et crimes contre l'humanité dont les viols commis par ses hommes
en République Centrafricaine entre 2002 et 2003.