BRUXELLES, 20 juin (Xinhua)
-- Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi à Bruxelles
que l'Union européenne ne devrait pas admettre de nouveaux membres avant
l'établissement de nouvelles institutions, espérant que le problème posé
par le "non" irlandais au traité de Lisbonne pourrait être réglé avant les
électoins européennes l'année prochaine.
Lors d'un briefing en marge du Conseil européen, le
président français a indiqué qu'il n'entendait pas faire pression sur les
Irlandais, mais noté que "l'on n'avait pas non plus énormément de
temps".
Le traité de Nice stipule qu'il n'y aurait pas de
nouveaux membres de l'UE au-delà des 27. Avant la ratification du traité
de Lisbonne, il n'est donc pas possible d'accepter de nouveaux
membres sur le plan juridique, a-t-il rappelé.
Le président Sarkozy, dont le pays assumerait la
présidence tournante de l'UE au second semestre de cette année, a admis
que le"non" irlandais était un "non", affirmant néanmoins qu'il
pourrait en faire une "opportunité".
Les participants au Conseil européen ont discuté
jeudi et vendredi de la question irlandaise et ont décidé de ne pas
imposer une date-butoir pour sortir de la crise, et de réexaminer la
question au prochain sommet en octobre prochain.
Dix-neuf pays ont déjà approuvé le traité de
Lisbonne. Sept autres doivent le ratifier par voie parlementaire. Au cas
où le traité ne pourrait pas entrer en vigueur le 1er janvier prochain,
il est prévu qu'il entrerait en vigueur le premier jour du mois
suivant ratification par le dernier pays membre de l'UE.