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L'UE décide de réexaminer le dossier irlandais en octobre prochain
  2008-06-21 08:46:49  

     BRUXELLES, 20 juin (Xinhua) -- Les dirigeants des pays membres de l'Unon européenne (UE) ont adopté vendredi les conclusions  après leur sommet de deux jours, dans lesquelles ils ont décidé de réexaminer le dossier irlandais lors du prochain sommet de l'UE en octobre prochain. 

     Les dirigeants de l'UE ont décidé d'accepter la proposition de  l'Irlande de réexaminer le dossier irlandais au prochain sommet du 15 octobre, a déclaré le Premier ministre Janez Jansa de la  Slovenie, président en exercice de l'UE, lors d'une conférence de  presse après le sommet de l'UE dominé par le rejet irlandais du  traité de Lisbonne.  

     M. Jansa a indiqué que davantage de temps sont nécessaires pour analyser la situation. Pendant ce temps, le gouvernement irlandais fera des consultations dans son pays et dans d'autres pays membres de l'UE pour trouver un chemin commun à parcourir, d'après les  conclusions du sommet. 

     Au prochain sommet de l'UE, les dirigeants européens pourraient "traiter la question de savoir comment remédier à la situation  après le vote 'non' du référendum irlandais", mais aucune date- butoir ne sera fixée "ni pour l'Irlande, ni pour d'autres", a  affirmé M. Jansa. 

     Lors d'un référendum tenu le 12 juin, 53,4% des votants  irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne signé en décembre  dernier par les dirigeants des pays membres de l'UE. Jusqu'ici,  dix-neuf pays membres de l'UE ont déjà ratifié le Traité. 

     Le sommet de l'UE, ouvert jeudi soir à Bruxelles, s'est  concentré notamment sur le non irlandais exprimé la semaine  dernière contre le traité, qui a plongé l'UE dans une impasse  politique du fait que l'entrée en vigueur du traité exige la  ratification de l'ensemble des 27 pays membres. 

     Lors du sommet, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a  expliqué les raisons sur le le rejet du traité par son pays. Il a  estimé qu'il était "beaucoup trop tôt" pour lui pour présenter  immédiatement une solution à l'impasse institutionnelle créée par  le non de son pays. 

     Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso,  a assuré que l'Irlande se donnerait du temps pour décider de la  façon de réagir et de présenter des propositions sur les  prochaines étapes. 

     "Nous avons convenu que le prochain sommet de l'UE en octobre  sera une occasion appropriée pour les futures discusions sur la  question", a dit M. Barroso avant d'appeler les pays membres de  l'UE qui n'ont pas encore ratifié le traité de Lisbonne de  poursuivre leur ratification. 

     Après le vote mercredi de la Grande-Bretagne pour le traité de  Lisbonne, il reste encore sept pays qui n'ont pas encore ratifier  le traité. La chancelière allemande Angela Merkel a également  appelé ces pays à ratifier au plus vite le traité, soulignant que  l'UE avait besoin de ce traité pour réformer ses institutions. 

     Les dirigeants de l'UE avaient espéré que le traité de Lisbonne entrerait en vigueur le 1er janvier 2009, mais le rejet irlandais  risque de retarder ce calendrier. Bien que les dirigeants  européens aient convenu de donner un peu plus de temps de la  réflexion à l'Irlande, mais beaucoup ont insisté pour qu'elle soit de courte durée afin d'éviter une mort lente du traité. 

     Par ailleurs, les dirigeants de l'UE ont donné leur feu vert à  l'entrée de la Slovaquie dans la zone euro le 1er janvier 2009. Il s'agira du premier pays de l'ancien bloc soviétique à adopter la  monnaie europénne. 

     Les dirigeants ont aussi fait la preuve que l'UE est utile et  capable de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens,  en cherchant à compenser la flambée des prix du pétrole et des  produits alimentaires. 

     Depuis plusieurs semaines, de nombreux pêcheurs, routiers et  agriculteurs européens se sont descendus dans la rue pour demander à l'UE et aux gouvernements des pays membres de prendre des  mesures d'urgence. 

     Les dirigeants européens ont examiné les conséquences de la  hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires sur les  domaines économique, commercial, agricole, énergétique et  environnemental et décidé de prendre des mesures à court et long  termes.  

     "Nous avons discuté de choses importantes qui concernent les  préoccupations premières de nos citoyens. Il s'agit des prix de  l'énergie et du coût de la vie. Nous pensons que nous pouvons  faire quelque chose ensemble," a indiqué M. Barroso, président de  la Commission européenne. 

     Les dirigeants européens ont décidé d'autoriser les pays  membres de prendre des mesures selon la situation de leur propre  pays pour faire face à la flambée des prix des carburants et des  aliments, tout en respectant la stratégie à long terme de l'Union, a dit le président de la CE. 

     Les dirigeants ont par ailleurs décidé d'augmenter l'aide aux  pauvres pour les aider à mieux affronter les conséquences de la  montée des prix des produits alimentaires, a-t-il ajouté.