BEIJING, 20 juin (Xinhua) -- Voici notre rubrique "Afrique en marche"
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Maroc : la croissance économique nationale entre
6,2% et 6,5%
RABAT -- L'économie nationale du Maroc est en mesure
de réaliser un taux de croissance entre 6,2 et 6,5% dans les
prochaines années, en dépit de la conjoncture économique
internationale instable, a indiqué le ministre marocain de
l'Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, cité jeudi par
la presse marocaine. Grâce à sa capacité de maîtriser les équilibres
financiers, le Maroc ambitionne de réaliser un taux de croissance de
6,8% en 2008,a précisé le ministre marocain. Etant donné la dynamique que
connaît l'économie nationale, 1,2 million de postes d'emploi ont été créés
dans une période de 5 ans jusqu'en avril 2008, a indiqué le ministre,
soulignant que le gouvernement marocain s'est engagé à chercher les moyens
susceptibles d'accélérer le développement et la croissance en vue de
résoudre les problèmes sociaux. Après avoir relevé que le taux d'inflation
s'établit actuellement à 2,8%, M. Mezouar a relevé que le Maroc est
parvenu à contrôler l'ensemble des mécanismes de son économie sans pour
autant réduire le budget de l'investissement. L'année 2008 sera soldée par
un déficit qui ne dépasse pas 3%, a-t-il ajouté.
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Maroc : ouverture de la première conférence des
ministres du Commerce d'Afrique et d'Amérique du Sud
RABAT -- La première conférence des ministres du
Commerce d'Afrique et d'Amérique du Sud s'est ouverte jeudi à Marrakech,
au Maroc, avec la participation de 65 pays, selon l'agence MAP.
L'organisation au Maroc de cette première conférence
des ministres du Commerce d'Afrique et d'Amérique du Sud s'inscrit
dans le cadre de la mise en oeuvre des mécanismes de suivi prévus, au
niveau ministériel, par le plan d'action d'Abuja adopté lors du premier
sommet bi-régional en novembre 2006. En vertu de ce plan, les pays
africains et sud-américains ont exprimé, entre autres, leur détermination
à garantir l'accès aux marchés pour les produits provenant des pays moins
avancés et à participer activement au cycle des négociations en cours du
système global de préférences commerciales entre les pays en développement.
La conférence de Marrakech se veut ainsi un haut lieu d'échange et
de dialogue de nature à permettre la création d'un cadre favorable
au développement des échanges commerciaux entre les différents pays
africains et sud-américains et l'harmonisation de leurs positions
sur les grandes problématiques du commerce mondial. Cette rencontre
constituera également le point de départ d'un partenariat commercial
fondateur entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, deux régions du Sud qui
cherchent résolument à explorer de nouvelles voies pour mieux promouvoir
leurs échanges commerciaux.
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Afrique : des orgnisations insistent sur 10% du
bugdet pour l' agriculutre
NAIROBI -- Plus de 20 organisations de la société
civile de l'Afrique, réunies du 16 au 18 juin à Nairobi, ont exhorté les
gouvernements africains à consacrer 10% de leur budget à
l'agriculture.
A l'issue de leur rencontre, tenue à la veille de la
25e session de la conférence régionale de la FAO pour l'Afrique dans
la capitale kenyane, ces organisations ont également demandé la
solidarité et le soutien financier des institutions africaines en
faveur des efforts des la société civile pour la sécurité
alimentaire. "Tous les pays doivent honorer leur engagement
d'allouer un minimum de 10% de leur budget national pour le
développement de l'agriculture, comme l'annonce la déclaration de
Maputo en 2003, d'augmenter les ressources consacrées au
développement des systèmes d'irrigation", ont-elles souligné. Les
organisations de la société civile ont par ailleurs souligné que le
commerce doit servir le développement de l'agriculture et de la subsistence
des peuples pauvres, plutôt que les intérêts des entreprises
multinationales.
Les gouvernements africains, ont-elles poursuivi,
doivent donner la priorité au commence entre pays africains, notamment
pour les produits agricoles, plutôt qu'aux négociations sur les
accords commericiaux bilatéraux "injustes" comme les Accords de
partenariat économique (APE).
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Le Maroc pour la création d'un fonds international
de lutte contre l' instabilité des prix
RABAT -- Le Maroc a appelé jeudi à réfléchir
sur la création d'un Fonds international de lutte contre l'instabilité
des prix, essentiellement pour les pays en développement
importateurs des produits alimentaires et pétroliers,pour faire face à la
flambée des cours de ces produits sur les marchés internationaux. Intervenant,
jeudi à Marrakech, lors de la séance d'ouverture de la première
conférence des ministres du Commerce d'Afrique et d'Amérique du Sud, le
ministre marocain du Commerce extérieur, Abdellatif Maazouz, a également appelé
à lutter contre la spéculation sur les produits de base en mettant
fin aux opérations virtuelles sur les marchés internationaux ou en
imposant des taxes sur ces opérations pour financer les besoins des pays
lésés. Il s'est dit également en faveur de l'octroi d'aides aux
pays pauvres et de l'annulation de leurs dettes afin de leur permettre de faire face
à la flambée des cours des produits de base, qui est à l'origine
de l'explosion de leurs factures énergétiques et céréalières et donc
l'aggravation du déficit commercial et budgétaire, créant ainsi les
prémisses de l'instabilité économique et sociale dans certains milieux.