SEOUL, June 20 (Xinhua) -- Les hauts représentants
commerciaux américains et sud-coréens viennent de boucler un nouveau cycle
de négociations visant à dénouer la crise due à la reprise des
importations de boeuf américain, sans avoir abouti à des
résultats tangibles.
Au terme des discussions dans le cadre du 5e cycle
de négociations tenues jeudi à Washington, le ministre sud-coréen du
Commerce, Kim Jong-hoon, a révélé qu'il s'entretiendrait de nouveau
avec son homologue américaine Susan Schwab dans l'après- midi.
M. Kim a affirmé, à l'issue des discussions
intensives de six heures, que l'atmosphère était bonne.
"Les choses se déroulent très bien, des progrès sont
obtenus, et les ministres reprendront leurs discussions cet après-midi", a
fait savoir Gretchen Hamel, porte-parole de Mme Schwab.
La reprise des pourparlers intervient peu après que
le président sud-coréen Lee Myung-bak ait présenté ses excuses à la
nation pour ne pas avoir pris en considération les inquiétudes
sanitaires de la population.
M. Lee, qui subit une baisse de popularité
considérable, a promis dans une déclaration télévisée à la nation qu'il ne
permettrait pas d'importations de viande de bovins américains de
plus de 30 mois, affirmant avoir trouvé un consensus sur ce point
dans sa conversation téléphonique avec le président américain George
W. Bush.
L'industrie bovine américaine a accepté d'indiquer
l'âge du boeuf abattu sur l'emballage afin d'aplanir les inquiétudes sur
le risque élevé de contamination par la maladie de la vache folle.
La Corée du Sud a appelé les Etats-Unis à introduire
un programme de certification pour les exportations, conformément
auquel le département de l'agriculture américain serait chargé d'
inspecter les produits bovins et de délivrer des certificats
d'exportation pour garantir la sûreté des bovins exportés.
Pourtant, Washington a émis des craintes à l'égard
de cette démarche, qui pourrait non seulement contrevenir aux
réglementations de l'Organisation mondiale du commerce (OMS)
concernant le libre-échange, mais aussi exercer un impact négatif
sur les futures négociations avec le Japon et d'autres pays.
La nouvelle administration Lee, investie en février
dernier, s'enlise actuellement dans une crise politique sérieuse causée
par la décision prise par le gouvernement à la mi-avril de lever
l'embargo concernant les importations de boeuf américain, crise qui
a provoqué la démission de l'ensemble du cabinet sud-coréen.
Séoul avait accepté en janvier 2006 de
rouvrir son marché au boeuf désossé provenant de bovins âgé de moins de 30
mois, avant de suspendre ses importations en octobre dernier après
la découverte de petits fragments d'os dans des livraisons.