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Ouverture du Conseil européen après le "non" irlandais au traité de Lisbonne
Un sommet européen de crise après le non irlandais au traité de Lisbonne (PAPIER GENERAL)
  2008-06-20 08:38:42  

     BRUXELLES, 19 juin (Xinhua) -- Le Conseil européen, qui démarre jeudi après-midi à Bruxelles, devrait indiquer une ligne à suivre  à la suite du non irlandais au traité de Lisbonne. 

     Même si le cas irlandais ne sera pas l'unique objet des débats  du Conseil européen, les chefs d'Etat et de gouvernement doivent  trouver rapidement une issue à la crise pour ne pas se retrouver  dans la même situation qu'en 2005, après les non français et  hollandais. 

     Les dirigeants européens devraient réaffirmer la nécessité  d'agir après le "non" irlandais du 12 juin au traité de Lisbonne  et la volonté de prendre des mesures sur des sujets au coeur des  préoccupations des citoyens, comme la hausse des prix du pétrole  et des denrées alimentaires. 

     Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso,  s'adressant au Parlement européen mercredi à Strasbourg, a précisé que "le non de l'Irlande au traité ne doit pas signifier que  l'Europe doit passer à la trappe".  

     Dix-neuf Etats ont déjà ratifié le traité de Lisbonne. Au  Royaume-Uni, le vote à la Chambre des Lords a finalement eu lieu  mercredi soir. La République tchèque est le dernier Etat membre à  susciter l'inquiétude des Européens. Les dirigeants devraient  prôner la poursuite des ratifications. 

     Jeudi soir, deux bonnes heures seront dédiées à des échanges  sur la situation économique générale et en particulier sur les  implications politiques de la flambée des prix du pétrole et des  denrées alimentaires. Le débat se fondera sur les deux  communications de la Commission en la matière.  

     Les chefs d'Etat et de gouvernement voudront donner un signal  clair sur ces sujets et adopteront un certain nombre de mesures à  court, moyen et long terme, pour montrer qu'ils agissent sur des  thèmes de la vie de tous les jours. Le "non" irlandais a en effet  rappelé aux esprits la distance existant entre les élites  européennes et les préoccupations des citoyens.  

     Ensuite, le président en exercice du Conseil européen, le  Premier ministre slovène Janez Jansa commencera par établir un  bilan du processus de ratification. Il invitera ensuite son  homologue irlandais, Brian Cowen, à présenter une analyse du  référendum et des raisons pour lesquelles le texte a été rejeté.  Ensemble, ils examineront les moyens permettant à l'Europe d'aller de l'avant.  

     Toutefois, on ne verra pas, à ce stade, un calendrier clair  avec des propositions de sortie de crise, afin de ne pas donner  l'impression aux électeurs irlandais que leur vote ne compte pas.  Le prochain Conseil européen d'octobre, sous présidence française, pourrait en revanche être l'occasion pour les dirigeants irlandais de proposer une feuille de route plus précise sur la marche à  suivre.  

     Le lendemain, vendredi 20 juin, une nouvelle session de travail sera consacrée à la mise au point des conclusions. Les dirigeants  européens examineront le volet "Justice et affaires intérieures"  avant de passer en revue les questions économiques, sociales et  environnementales. Ils devraient ensuite réaffirmer leur soutien à la perspective européenne de la région des Balkans.