ISLAMABAD, 19 juin (Xinhua) -- Le président
pakistanais Pervez Musharraf a réaffirmé mercredi que qu'il ne
présenterait pas sa démission et qu'il continuerait à jouer son rôle que
lui confère la Constitution, selon le Daily Times publié jeudi.
Le porte-parole de la présidence, Rashid Qureshi, a
démenti les informations selon lesquelles M. Musharraf a reconnu que le
Parlement a le droit de faire usage des dispositions de la
Constition pour destituer le président de la République.
Selon le chaîne de télévision Dawn News, le
président Musharraf a eu mercredi une rencontre avec des journalistes et
chroniqueurs au palais présidentiel à Rawalpindi. A cette occasion, M.
Musharraf a avoué que la Constitution pakistanaise a une disposition
concernant la destitution du président de la Répbulique, et que le
Parlement a le droit de se référer à cette disposition.
Le porte-parole de la présidence Rashid Qureshi,
cité par le journal, a dénié cette rencontre.
Le 7 juin, le président Musharraf avait déjà nié les
rumeurs sur sa démission, affirmant que ces rumeurs avaient inquiété la
population.
Les parties de la coalition gouvernementale, le
Peuple Pakistanais (PPP) et la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz
(PML-N), ont discuté mercredi de la réhabilitation des juges déposés et
des moyens de démarrer la procédure de la destitution du président de
la République. Mais aucun consensus n'est pas parvenu entre les deux
partis de l'ex-opposition.
Le chef de la PML-N et ancien Premier ministre,
Nawaz Sharif, cherche à faire destituer le président Musharraf, arrivé au
pouvoir en octobre 1998 après avoir démis M. Sharif.
A cette démarche de la PML-N, le président du PPP,
Asif Ali Zardari, a présenté ses réserves, arguant qu'une telle procédure
devrait être évitée avant qu'une marjorité de deux tiers ne soit
assuré au sein du Parlement.
Le PPP et la PML-N ont remporté
les élections législatives, du 18 février. Mais le parti de d'Asif Ali Zardari,
veuf de l'ex- Premier ministre assassinée Benazir Bhutto, a obtenu
121 sièges sur 342, et le parti de Nawaz Sharif en a recueilli 91.
La coalition constituée de ces deux partis n'assure même pas une majorité de
deux tiers au Parlement.