HARARE, 17 juin (Xinhua) -- Le secrétaire général du
parti d'opposition zimbabwéen MDC-T, Tendai Laxton Biti, arrêté la
semaine dernière à l'aéroport à son retour d'Afrique du Sud et
accusé de trahison et de déclarations nuisibles à l'Etat, est
inculpé pour deux nouveaux chefs d'accusation.
Selon le journal local The Herald de mardi, Lewis
Urir, l'un des avocats de M. Biti, toujours en détention, a confirmé que le
responsable politique serait inculpé pour menace contre les
forces armées et insulte au président Robert Mugabe.
Selon M. Uriri, les chefs d'accusation sont fondés
sur le document que M. Biti aurait écrit le 25 mars et intitulé "La
stratégie de transition". "Ils prétendent maintenant que dans ce
document, Biti menace de renvoyer tous les membres de l'armée et
d'imposer une sélection rigoureuse à leur réembauche."
"Dans le dit document, Biti aurait parlé du
président comme d'un 'homme diabolique'", a expliqué M. Uriri.
D'après la police, M. Biti est accusé de
trahison pour avoir déclaré que le candidat du MDC-T Morgan Tsvangirai
avait remporté 50,3% des voix à l'élection présidentielle du 29 mars et
pour avoir déclaré le 30 mars la victoire du MDC-T aux
élections présidentielles et parlementaires.