SEOUL, 17 juin (Xinhua) -- Les autorités
sud-coréennes misent sur les discussions avec le gouvernement américain
pour désarmorcer la crise né de la décision de Séoul de reprendre les
exportations de boeuf américain, ont indiqué mardi des analystes.
Les manifestants sud-coréens poursuivent leurs
rassemblements quotidiens entamé il y a presque 40 jours, pour protester
contre la décision prise par le gouvernement à la mi-avril sur la levée
de l'embargo concernant les importations de boeuf américain.
Les manefestants accusent l'administration Lee
Myung-bak d'avoir fait fi des inquiétudes sanitaires liées aux risques de
la maladie de la vache folle, en demandant une nouvelle négociations
de l'accord d'avril.
Le président Lee Myung-bak, dont la cote de
popularité a chuté à moins de 20% selon les derniers sondages, fixe ses
regards sur les discussions entre son ministre du Commerce, Kim Jong-hoon,
et la représentante américaine du Commerce, Susan Schwab, à
Washington.
"Il est possible que M. Lee reliera les progrès dans
les discussions avec ses plans de remanier ses conseillers à Séoul",
a indiqué Kim Sung-joo, un analyste politique, en référence à une
série de démissions récemment présentés par les membres du Cabinet et
par les importants conseillers présidentiels.
"Moins importants seront les progrès (dans les
discussions avec les Américains), plus large sera le remaniement", a prédit
M. Kim.
Washington a refusé de nouvelles négociations à
plusieurs reprises, affirmant que le boeuf américain est sécurisé grâce à
un efficace système de contrôle. M. Lee a lui aussi signalé que la
révision sur l'accord d'avril pourra causer une perte économique non
spécifiée pour le pays qui dépend largement du commerce
international.
Séoul souhaite que Washington pratique une
interdiction volontaire sur l'exportation de la viande de bovins âgés de
plus de 30 mois, alors que Washington craint qu'une telle politique
n'influence son image internationale.
Washington et Séoul poursuivront
les entretiens mardi (heures de Washington) après que les deux côtés
eurent convenu d'accorder plus de temps sur la révision des parties techniques,
a annoncé le ministère sud-coréen du Commerce dans un communiqué.