HARARE, 17 juin (Xinhua) -- Au moins 2
200 Zimbabwéens touchés par les violences xénophobes en Afrique du Sud le
mois dernier attendent l'aide de l'Etat pour rentrer chez eux, a informé
un haut officiel zimbabwéen.
Le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères Joey
Bimha a indiqué que le gouvernement continuera d'aider les Zimbabwéens
touchés par ces violences jusqu'à ce que tous les citoyens ayant
sollicité une aide aient pu rentrer chez eux, a rapporté le journal
local The Herald mardi.
Le gouvernement est déjà venu en aide à 575
ressortissants dans la première phase du programme de rapatriement lancée
au début du mois. "On estime aujourd'hui que 2 200 personnes au Cap
et à Durban attendent d'être rapatriées", a dit M. Bimha dans un
communiqué publié lundi.
Il a remercié le gouvernement sud-africain pour sa
coopération dans le rapatriement des Zimbabwéens.
Les violences xénophobes ont débuté en banlieue de
Johannesburg le 11 mai et elles se sont étendues à d'autres régions
d'Afrique du Sud, laissant 65 morts dont 12 Zimbabwéens.
La situation en Afrique du Sud est pratiquement
revenue à la normale.
Les victimes de ces violences étaient originaires du
Zimbabwe, du Malawi, de Somalie, du Nigeria et du Mozambique et 25
Sud- Africains, apparemment pris pour des étrangers, ont aussi été
tués.