TUNIS, 16 juin (Xinhua) -- Des experts de
l'environnement des différents pays méditerranéens ont examiné, lundi à
Tunis, l'avancement de la mise en oeuvre des projets environnementaux
s'inscrivant dans le cadre de l'initiative Horizon 2020 (H2020) .
Ils ont identifié les projets prioritaires, à
l'occasion de la 2ème réunion du comité de pilotage de l'Initiative H2020,
organisée par le ministère tunisien de l'Environnement et du
Développement durable en coordination avec la Commission européenne
(CE).
L'initiative H2020, créée en 2005, à l'occasion de
la célébration du 10ème anniversaire du partenariat
euro- méditerranéen (processus de Barcelone) vise à protéger, d'ici
2020, la Méditerranée contre pollution.
La CE, qui a crée cette initiative, a établi des
partenariats avec plusieurs organisations internationales et régionales
ainsi qu'avec les institutions de financement, les organisations non
gouvernementales et le secteur privé pour la mise en Suvre de
l'initiative H2020.
Le ministre tunisien de l'Environnement et du
Développement durable, Nadhir Hamada, a souligné, à l'ouverture de cette
manifestation, que le littoral méditerranéen, frontière maritime de
22 pays ou territoires riverains appartenant à trois continents représente
un capital inestimable par la valeur de ses écosystèmes et son patrimoine
culturel.
Toutefois, le littoral méditerranéen est menacé par
des dégradations continues ainsi que des pertes souvent irréversibles
de la biodiversité et des ressources naturelles, a-t-il dit.
"L'artificialisation du sol progresse à un rythme
alarmant, sachant qu'environ 40% des cotes sont aujourd'hui bétonnées",
a-t- il remarqué.
Les études menées par le plan d'Action pour la
Méditerranée montrent que cette artificialisation évolue à un rythme
avoisinant les 200 km de cotes artificialisées supplémentaires par an.
Ceci, a-t-il ajouté, conduirait, si rien n'est fait, à une perte
d'environ 5.000 km d'espaces naturels vers 2025.
Le ministre tunisien a ajouté que la moitié
du littoral est assujettie à une destruction massive des sols agricoles et
de petits fonds marins, à un dérèglement du régime des eaux
avec risques d'inondations meurtrières, à une aggravation de
l'érosion côtière d'une manière irréversible.