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Les ministres des A. E. de l'UE discutent de l'impasse du Traité de Lisbonne
  2008-06-17 08:44:49  

     LUXEMBOURG, 16 juin (Xinhua) -- Les ministres des Affaires  étrangères de l'Union européenne (UE) se réunissent lundi et mardi à Luxembourg pour examiner les conséquences du rejet irlandais du  Traité de Lisbonne.  

     Le vote "non" irlandais va également dominer le sommet de l'UE  prévu jeudi et vendredi à Bruxelles. 

     Lors d'un référendum de jeudi, 53,4% des Irlandais ont rejeté  le Traité de Lisbonne de l'UE dans l'impasse. Jusqu'ici, dix-huit  pays membres de l'UE ont déjà approuvé le Traité. 

     Le Traité de Lisbonne a été signé par les chefs d'Etat et de  gouvernement des pays membres de l'UE en décembre dernier à  Lisbonne pour remplacer une Constitution de l'UE échouée. L'entrée en vigueur du Traité exige la ratification de l'ensemble des 27  Etats membres de l'UE. L'Irlande est le seul pays de l'UE à tenir  un référendum sur le Traité. 

     Le "non" irlandais a constitué un autre coup sérieux à l'UE  après le rejet de la Constitution européenne par la France et les  Pays-Bas lors de référendums en 2005. Le traité de Lisbonne a été  conçu pour sauver la plus grande partie de la Constitution.  

     L'UE a refusé de déclarer la mort du Traité de Lisbonne et a  espéré que le processus de ratification continuera dans le bloc.  

     Au sommet de l'UE, le Premier ministre irlandais Brian Cowen  sera invité à offrir son avis sur les chances de la tenue d'un  nouveau référendum. M. Cowen a déclaré dimanche qu'il n'y avait  pas encore de solution à cette question.  

     "Il est beaucoup trop tôt pour présenter des solutions ou des  propositions", a dit le ministre irlandais des Affaires étrangères Michael Martin à son arrivée lundi à Luxembourg pour participer à  la réunion des ministres des A.E. de l'UE.  

     Le ministre slovène des Affaires étrangères Dimitrij Rupel, qui préside la réunion de deux jours des ministres des Affaires  étrangères de l'UE a dit qu'il appartenait à Dublin de présenter  une idée. "Je n'ai pas de solutions", a-t-il affirmé. 

     Le rejet irlandais retarderait presque certainement l'entrée en  vigueur du traité, prévue par les dirigeants de l'UE le 1er  janvier 2009, avant les nouvelles élections du Parlement européen.  

     Il semble que les dirigeants de l'UE souhaitent que tous les  autres Etats membres de l'UE continuent de ratificier le traité  pour que le processus se termine avant la fin de 2008. Puis  l'Irlande ferait des concessions pour qu'un second référendum  puisse se tenir comme ce qui s'est passé en 2001 avec le traité de Nice. 

     L'Irlande a rejeté le Traité de Nice en 2001 lors d'un  référendum. Un deuxième vote a été un succès après que le traité  eut été modifié de sorte que la neutralité militaire de l'Irlande  soit garantie. 

     Des préoccupations existent encore qu'un second référendum  pourrait se terminer par un nouveau échec, qui pourrait porter une humiliation aussi bien à l'Irlande et qu'à l'UE. 

     Lors de la session des ministres des A. E. de l'UE, les futures présidences française, tchèque et suédoise doivent également  présenter leur projet de programme de 18 mois couvrant la période  du deuxième semestre 2008 et à l'année 2009. Ce document porte sur les objectifs de l'UE à long terme ainsi que sur des questions  devant être traitées au cours des 18 prochains mois. 

     Selon le plan prévu, les ministres doivent aussi examiner une  série de questions internationales dont les Balkans occidentaux,  le Moyen-Orient, l'Afrique, ainsi que l'Iran, le Myanmar, la Chine et Cuba. 

     En marge de la session, l'UE doit signer l'accord de  stabilisation et d'association avec la Bosnie-Herzégovine, et  tenir des conférence d'adhésion avec la la Turquie et la Croatie.