PRAGUE, 16 juin (Xinhua) -- Le président français, Nicolas Sarkozy, en
visite à Prague, a déindiqué lundi que le rejet irlandais du Traité de
Lisbonne ne devait être ni dramatisé ni minimisé.
(Photo: Xinhua)
"Ne le dramatisons pas (...)", a déclaré M. Sarkozy
lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec le Premier
ministre tchèque, Mirek Topolanekin.
Il appartient à la France, prochain pays président
de l'Union européenne (UE), de faire face aux conséquences du "non"
irlandais, a souligné M. Sarkozy, et d'ajouter qu'on doit donner du temps à
tout le monde.
"Donnons du temps aux hommes politiques européens
pour trouver une solution", a déclaré M. Topolanek.
M. Sarkozy a noté que la principale tâche est
d'empêcher que ne survienne une crise et qu'un fossé ne soit creusé entre
les pays qui ratifieraient le traité et ceux qui ne le feraient pas.
Il a indiqué ne pas vouloir que l'Europe soit
condamnée à l'immobilisme par une discussion institutionnelle pendant les
dix prochaines années.
"Donnons-nous du temps mais ne perdons pas de
temps", a-t-il déclaré.
M. Sarkozy a souligné l'importance de l'Europe
centrale au cours de la réunion V4, à laquelle ont participé les Premiers
ministres de la République tchèque, de la Slovaquie et de la
Hongrie, ainsi que des représentants de la Pologne.
Le groupe V4 a été formé en 1991 à Visegrad
(Hongrie) par la Pologne, l'ex-Tchécoslovaquie et la Hongrie pour
renforcer la coopération entre les pays membres. Après la division de la
Tchécoslovaquie en deux Etats, le groupe a été renommé V4.
Par ailleurs, les dirigeants de l'UE discuteront de
la position de l'UE sur le Traité de Lisbonne après le rejet irlandais au
cours d'une réunion plus tard cette semaine.
M. Topolanek a fait savoir qu'il participerait à
cette réunion pour chercher des mesures et éviter une crise.
Il considère le processus de ratification du traité
en République tchèque en suspens, car la cour constitutionnelle
tchèque évalue actuellement si le traité est en harmonie avec l'
ordre constitutionnel tchèque.
Au cours de sa visite à Prague, MM. Sarkozy et
Topolanek ont également discuté des relations bilatérales. Ils ont signé
une déclaration et un plan d'action sur le partenariat stratégique
tchéco-français, fondement d'une coopération à long-terme.
Ils ont également signé un accord sur la
coopération des universités et dans le domaine des sciences.