OSAKA, 14 juin (Xinhua) -- La conférence des
ministres des Finances du Groupe des Huit (G8) s'est clôturée samedi dans
la ville d'Osaka, dans le centre du Japon.
Dans une déclaration rendue publique à l'issue de la
réunion ministérielle, les responsables financiers se disent optimistes
au sujet de l'économie mondiale en dépit des nouveaux déclins des
prix des logements aux Etats-Unis, des grandes faiblesses sur le
marché financier mondial et des prix élevés des marchandises,
notamment la flambée des prix alimentaires et pétroliers.
Ils ont réaffirmé leur engagement à accomplir la
stratégie lancée en octobre dernier pour renforcer la flexibilité du
système financier, en demandant aux pays producteurs de pétrole
d'augmenter leur production et en jugeant impératif de lever les
contraintes des fournisseurs et les restrictions d'exportation
sur les produits alimentaires.
Appelant à une action urgente et concertée, les
ministres du G8 ont insisté sur des efforts intensifiés pour aider les pays
en voie de développement à s'attaquer au changement climatique et à
faire avancer des mesures concrètes "dans le cadre du plan d'action
du G8 pour le changement climatique afin de renforcer l'engagement des
institutions financières privées et publiques".
S'agissant du soutien au développement africain, les
ministres des Finances ont proposé d'améliorer le climat des
investissements et de renforcer le secteur financier qui sont considérés
comme deux piliers du "plan d'action du G8 pour le rôle dirigeant du
secteur privé en Afrique".
La réunion des ministres des Finances du G8 s'est
ouverte vendredi pour préparer le sommet du G8 prévu du 7 au 9 juillet à
Toyako (lac Toya), station balnéaire à Hakkaido.
La flambée des prix pétroliers et alimentaires, le
changement climatique et les aides au développement africain figurent
parmi les principaux sujets de la session ministérielle du G8.
Etaient présents au petit-déjeuner et au
dîner de travail les ministres des Finances de l'Afrique du Sud, de
l'Australie, du Brésil, de la Chine, de la Corée du Sud et de la
Thaïlande. La Commission européenne, la Slovénie, qui assume
actuellement la présidence de l'Union européenne, et
d'autres organisations internationales telles que le Fonds monétaire
international, la Banque asiatique de développement, l'Agence
internationale de l'énergie, la Banque mondiale et le Forum de la
stabilité financière ont également été invités à ces deux réunions informelles.