BRUXELLES, 13 juin (Xinhua) -- La commissaire
européenne à la santé, Mme Androulla Vassiliou, a présenté le pacte
européen en faveur de la santé mentale et du bien-être à l'occasion de la
conférence de haut niveau sur la santé mentale qui a eu lieu
vendredi à Bruxelles.
Il s'agit de la première conférence où sont
rassemblés des ministres, des experts, des patients, des professionnels de
la santé, des chercheurs, des personnalités de premier plan et
d'autres acteurs afin de se mettre d'accord sur les actions communes
à mener dans le futur pour améliorer la santé mentale de la population en
Europe.
Le pacte invite les différentes parties à mener des
actions en partenariat. Il reconnaît les avantages sanitaires, sociaux et
économiques que procure une population en bonne santé mentale et la
nécessité de débarrasser les maladies mentales de leur caractère tabou et
honteux.
Selon estimations, 11% des Européens sont atteints
d'une forme de maladie mentale chaque année. Ces troubles peuvent
déboucher sur le suicide. Une personne se suicide toutes les neuf minutes
dans l'Union européenne.
Afin de faire face à ce problème et de tirer profit
de l'expérience des uns et des autres, les ministres et experts de
toute l'Europe se sont engagés à agir ensemble en se fixant cinq
priorités: la prévention du suicide et de la dépression; la santé
mentale chez les jeunes et l'éducation; la santé mentale sur le lieu
de travail; la santé mentale chez les personnes agées; la lutte contre la
stigmatisation et l'exclusion sociale.
Le pacte énonce les défis à relever en matière de
santé mentale et propose que les connaissances disponibles dans l'UE soient
rassemblées en vue de l'élaboration de recommandations d'actions
communes dans les cinq domaines susmentionnés.
Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à la
santé, a déclaré: "Aujourd'hui en Europe, nous avons élevé la voix et
dénoncé l'effet dévastateur des maladies mentales sur notre société.
Ce pacte symbolise notre détermination, en Europe, à faire face à ce
problème et à agir dans les différents domaines qui relèvent de notre
compétence et dans les secteurs de la santé, de l'éducation et du
travail."
"Il est nécessaire que nous nous associons
pour agir, car la question de la santé mentale nous concerne tous",
a-t-elle souligné.