BEIJING, 13 juin (Xinhua) -- Les Etats-Unis et la
Chine n'ont pas d'autre choix que de coopérer étroitement dans la bataille
contre le réchauffement planétaire et d'établir des solutions de
long terme pouvant être partagées par le monde, a déclaré vendredi un
haut officiel chargé de l'environnement des Etats-Unis, en visite en
Chine.
"Nous avons de nombreux points communs en matière de
défis... Nos deux pays n'ont pas d'autre choix que de coopérer plus
étroitement sur les technologies de l'énergie propre, car nous
faisons face aux mêmes défis et nous avons besoin de solutions
similaires", a appelé James Connaughton, président du Conseil pour la
Qualité environnementale de la Maison blanche.
Connaughton effectue une tournée en Chine pour
communiquer avec des officiels chinois sur les questions liées au
changement climatique, afin de préparer la réunion, parrainée par les
Etats- Unis, sur l'énergie et le changement climatique, qui est
programmé le 22 juin à Séoul. Les économies majeures du monde, telles que
la Chine, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Afrique du sud, la
Grande- Bretagne et les Etats-Unis, y participeront.
Connaughton a dit que la Chine avait établi des
objectifs très vigoureux, en particulier dans l'efficacité énergétique, et
avait fait des efforts significatifs, tels que la fermeture de vieilles
usines d'électricité et d'usines peu efficaces.
Il a également salué les efforts du gouvernement
chinois dans la réduction des émissions de carbone et le développement de
l'efficacité énergétique, disant que cela était très
"encourageant ".
En tant que seul pays développé en dehors du
Protocole de Kyoto, les Etats-Unis ont initié les pourparlers du changement
climatique impliquant les principales économies en mai 2007, alors que le
pays se trouvait sous une pression croissante pour contribuer
davantage à la résolution du problème des émissions de gaz à effet de
serre.
Pendant leur dernière réunion à Paris en avril,
les principales économies ont obtenu des progrès sur l'établissement
d'un nouvel accord au sein de l'Onu de lutte contre le changement
climatique, tout en étant divisées sur le fait de savoir s'il
faudrait établir l'objectif de la réduction de moitié des émissions de gaz à
effet de serre d'ici 2050.