YAOUNDE, 12 juin (Xinhua) -- Le président national
du syndicat des chauffeurs de taxi du Cameroun, Jean Collins Defosso Keng,
demande aux autorités camerounaises de restructurer le secteur afin
d'extirper les mauvais grains soupçonnés d'être complices de nombreux cas
d'agression signalés dans les taxi ces derniers temps.
Selon M. Defosso Keng, la profession des chauffeurs
de taxi est remplie d'aventuriers qui salissent l'image du secteur.
"Nous nous proposons d'aider le gouvernement pour
l'amener à lutter efficacement contre l'insécurité. Nous pensons qu'il est
temps de réviser à présent les conditions d'obtention de la
capacité. Cela pourrait chasser la mauvaise graine en amont.
Qu'il n'y ait plus ce que l'on appelle les mercenaires dans notre
métier ", a-t-il expliqué.
Des cas d'agression dans les taxis sont souvent
signalés à Yaoundé et la situation a pris de l'ampleur après le départ des
commandos de l'armée camerounaise déployés dans les artères des
villes du pays peu après les émeutes de la faim du février
dernier.