BRUXELLES, 11 juin (Xinhua) -- La cour d'assises de
Liège, dans l'est de la Belgique, a condamné mercredi Abdallah Ait Oud à la
réclusion à perpétuité et à une mise à disposition du
gouvernement pendant une période de 10 ans, pour viol et assassinat de deux
fillettes.
Ait Oud est d'origine marocaine et âgé de 40 ans.
Son procès a été lancé il y a deux semaines dans la cour d'assises de
Liège. Celle-ci a jugé mardi Ait Oud coupable du viol et de l'assassinat
des fillettes Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, âgées respectivement de
7 et 10 ans.
Selon la procédure en vigueur en Belgique, la
définition de la peine de l'accusé doit avoir lieu après le jugement sur
sa culpabilité.
Au cours du procès de deux semaines, Ait Oud n'a
jamais avoué un forfait et il a prétendu son innocence jusqu'à ses
dernières déclarations avant l'annonce du verdict définitif par la cour
d'assises. Selon lui, Il a été jugé sur la base des méfaits qu'il a
commis dans le passé.
Deux bonnes années ont été passées depuis
l'assassinat des deux fillettes jusqu'au jugement sur la culpabilité de
l'accusé. Lemmens et Mahy ont été disparues dans la nuit du 10 juin 2006
alors que leurs parents célébraient une fête locale dans un bar
de Liège. Les cadavres des deux fillettes ont été retrouvés le 28
juin dans un collecteur d'eau situé à environ cinq cents mètres
de l'endroit où elles jouaient en attendant leurs parents.
Selon les enquêteurs, elles ont été violées et
assassinées par étranglement le jour même de leur enlèvement. Dès le début
de l'enquête, tous les regards se dirigent vers Ait Oud, qui vient
d'être libéré après avoir effectué un deuxième séjour en prison pour
le viol d'une fillette. Sa première victime était sa nièce de sept
ans.
L'homme, qui vivait tout près du bar susmentionné,
se trouvait dans cet établissement dans la nuit du 9 au 10 juin et a
quitté les lieux en même temps que les deux fillettes disparaissaient.
Quand il est revenu quatre jours après, il portait de nombreuses
traces d'égratignures et d'éraflures qui, selon enquêteurs, ont été
causées par les ronces présentes sur le lieu où les fillettes ont été
retrouvées. Des traces d'ADN des fillettes ont été également retrouvées
chez lui.
L'affaire de Ait Oud a une nouvelle fois suscité la
colère de la population contre des actes de pédophiles déjà condamnés pour
des viols et laissés sans aucune surveillance ni aucun suivi malgré
leurs lourds antécédents.
Il y a 12 ans, en août 1996, la police belge a
découvert les cadavres de Julie, Melissa, Ann et Eefje enterrés dans les
jardins de différentes propriétés de Marc Dutroux, lui aussi condamné à
de multiples reprises pour des viols. Huit ans plus tard, en juin
2004, Dutroux a été condamné à la prison à vie.
Les Belges espèrent que les autorités compétentes
de leur pays tirent des leçons des affaires de Dutroux et de Ait Oud pour
que ce genre d'incidents ne se renouvellent plus.