NEW YORK (Nations Unies), 10 juin (Xinhua) -- En
dépit de progrès réels pour atteindre un tiers des personnes atteintes du
VIH/sida dans le monde, les programmes restent sous-financés et les
discriminations continuent d'entraver l'accès aux malades, selon un bilan
présenté mardi à une réunion de haut niveau sur le sida à l'Assemblée
générale de l'ONU.
Le directeur exécutif du Programme commun des
Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Peter Piot, a indiqué que même si
les fonds consacrés à la lutte contre le sida ont considérablement augmenté
depuis la création du Fonds mondial, la réponse à cette maladie
mortelle demeure sous-financée puisqu'il manquait 8 milliards de
dollars en 2007.
Il a regretté que plus de deux tiers des
séropositifs n'aient pas accès à des médicaments antirétroviraux dans le
monde et que 6. 000 personnes meurent par jour dans le monde à cause du
VIH/sida qui, selon lui, est la principale cause de décès en Afrique et la
septième cause de décès dans le monde.
"Il est temps de s'attaquer à la vulnérabilité des
femmes, à l'homophobie et à toutes les discriminations qui rendent
difficile la gestion de ce problème", a-t-il souligné.
Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU, Ban
Ki-moon, a rappelé le contenu du rapport remis en son nom à l'Assemblée
générale sur la question.
"A la fin de l'année dernière, 3 millions de
personnes avaient accès au traitement antirétroviral dans les pays à bas
et moyen revenus, leur permettant de vivre plus longtemps et d'avoir une
meilleure qualité de vie. Toutefois l'année dernière, il y a eu 2, 5
millions de nouvelles infections, plus de 2 millions de décès", a affirmé
M. Ban.
Il a également déploré l'existence d'une
discrimination envers "ceux qui sont à haut risque, comme les hommes qui
ont des relations sexuelles avec des hommes" ou "ceux qui vivent avec le
sida".
Le président de l'Assemblée générale, Srgjan
Kerim, a indiqué a appelé à continuer de s'intéresser particulièrement à la
région de l'Afrique subsaharienne, où on dénombrait, en 2007, 68%
des adultes vivant avec le VIH, 90% des enfants infectés et 76%
des morts dus au sida dans le monde. De plus, les femmes
représentent désormais 61% des adultes infectés en Afrique, a-t-il précisé.