BRDO (Slovénie), 10 juin (Xinhua) -- Le sommet
annuel entre l'Union europénne et les Etats-Unis s'est clôturé mardi à
Brdo, à 30 km au nord-ouest de Ljubljana, capitale de la Slovénie, sans
avoir obtenu d'avancées spectaculaires sur tous les sujets
abordés.
"Oui, il y a des problèmes, mais il y a beaucoup
plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent", a
expliqué le président américain George W. Bush à l'issue du dernier sommet
entre l'UE et les Etats-Unis de son mandat, qui se termine en
janvier 2009.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre
fait indéniablement partie des dossiers qui les divisent.
L'UE insiste sur la fixation d'un objectif
contraignant en la matière et veut donner l'exemple en réduisant ses
émissions de 20% d'ici à 2020 et de 30% en cas d'accord
international.
"C'est un engagement-clé. La manière dont les pays
parviennent à cet objectif est moins important", a dit Jansa, Premier
ministre slovène et président en exercice de l'Union européenne, en
estimant que la réunion du G8, en juillet prochain au Japon,
était une étape importante.
"Je pense que nous pouvons avoir un accord sur le
changement climatique pendant ma présidence", a estimé le président
américain.
Un autre désaccord porte sur les normes sanitaires
qui tendent la relation, comme l'illustre le refus des Européens
d'accepter les poulets américains traités au chlore, même si la Commission
européenne voudrait lever l'embargo.
Par ailleurs, Washington et Bruxelles se sont
déclarés proches d'un accord qui permettrait aux ressortissants des
"nouveaux" pays membres de l'UE de se rendre sans visa aux
Etats-Unis.
M. Bush souhaite voir la Grande-Bretagne,
l'Allemagne et la France s'accorder sur une nouvelle série de mesure
incitatives à l'égard de l'Iran, mais également obtenir leur soutien pour
de nouvelles sanctions, plus strictes que les précédentes, dans le
cas où l'Iran s'obstinerait.
Dans la déclaration adoptée par le Sommet, le
président américain et les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se
disent prêts à menacer l'Iran de nouvelles sanctions si Téhéran ne
fournit pas de preuve tangible de la suspension de son programme
d'enrichissement de l'uranium.
La déclaration appelle également l'Iran à mettre fin
à son soutien à des organisations terroristes au Proche-Orient.
Sur la guerre en Irak, sujet qui avait créé de
profondes divisions au sein de l'UE, les Etats-Unis et l'UE se sont
accordés pour encourager les pays de la région à ouvrir des missions
diplomatiques à Bagdad.
Sur l'Afghanistan, ils ont appelé la communauté
internationale à se montrer généreuse lors de la conférence des pays
donateurs qui aura lieu jeudi à Paris.
Bush a enfin rappelé que, pour sa part, la Turquie
devait entrer un jour dans l'Union européenne.
"Nous sommes absolument convaincus que la Turquie
doit adhérer à l'UE", a-t-il déclaré, ce qui le met en contradiction avec
son homologue français Nicolas Sarkozy.
La Turquie a entamé ses négociations d'entrée
dans l'UE en 2005, mais elles progressent lentement, certains pays, comme
la France, s'opposant à une adhésion d'Ankara.