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Pas d'avancées spectaculaires au sommet UE-Etats-Unis (SYNTHESE)
  2008-06-11 09:32:48  

     BRDO (Slovénie), 10 juin (Xinhua) -- Le sommet annuel entre  l'Union europénne et les Etats-Unis s'est clôturé mardi à Brdo, à  30 km au nord-ouest de Ljubljana, capitale de la Slovénie, sans  avoir obtenu d'avancées spectaculaires sur tous les sujets abordés.  

     "Oui, il y a des problèmes, mais il y a beaucoup plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent", a expliqué le  président américain George W. Bush à l'issue du dernier sommet  entre l'UE et les Etats-Unis de son mandat, qui se termine en  janvier 2009. 

     La réduction des émissions de gaz à effet de serre fait  indéniablement partie des dossiers qui les divisent. 

     L'UE insiste sur la fixation d'un objectif contraignant en la  matière et veut donner l'exemple en réduisant ses émissions de 20% d'ici à 2020 et de 30% en cas d'accord international. 

     "C'est un engagement-clé. La manière dont les pays parviennent  à cet objectif est moins important", a dit Jansa, Premier ministre slovène et président en exercice de l'Union européenne, en  estimant que la réunion du G8, en juillet prochain au Japon, était une étape importante.  

     "Je pense que nous pouvons avoir un accord sur le changement  climatique pendant ma présidence", a estimé le président américain. 

     Un autre désaccord porte sur les normes sanitaires qui tendent  la relation, comme l'illustre le refus des Européens d'accepter  les poulets américains traités au chlore, même si la Commission  européenne voudrait lever l'embargo. 

     Par ailleurs, Washington et Bruxelles se sont déclarés proches  d'un accord qui permettrait aux ressortissants des "nouveaux" pays membres de l'UE de se rendre sans visa aux Etats-Unis. 

     M. Bush souhaite voir la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la  France s'accorder sur une nouvelle série de mesure incitatives à  l'égard de l'Iran, mais également obtenir leur soutien pour de  nouvelles sanctions, plus strictes que les précédentes, dans le  cas où l'Iran s'obstinerait.  

     Dans la déclaration adoptée par le Sommet, le président  américain et les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se disent prêts à menacer l'Iran de nouvelles sanctions si Téhéran ne  fournit pas de preuve tangible de la suspension de son programme  d'enrichissement de l'uranium.  

     La déclaration appelle également l'Iran à mettre fin à son  soutien à des organisations terroristes au Proche-Orient.  

     Sur la guerre en Irak, sujet qui avait créé de profondes  divisions au sein de l'UE, les Etats-Unis et l'UE se sont accordés pour encourager les pays de la région à ouvrir des missions  diplomatiques à Bagdad. 

     Sur l'Afghanistan, ils ont appelé la communauté internationale  à se montrer généreuse lors de la conférence des pays donateurs  qui aura lieu jeudi à Paris.  

     Bush a enfin rappelé que, pour sa part, la Turquie devait  entrer un jour dans l'Union européenne. 

     "Nous sommes absolument convaincus que la Turquie doit adhérer  à l'UE", a-t-il déclaré, ce qui le met en contradiction avec son  homologue français Nicolas Sarkozy. 

     La Turquie a entamé ses négociations d'entrée dans l'UE en 2005, mais elles progressent lentement, certains pays, comme la France,  s'opposant à une adhésion d'Ankara.