NEW YORK (Nations Unis), 10 juin (Xinhua) -- Certains
facteurs culturels en Afrique, notamment les inégalités entre les sexes et
certaines pratiques sexuelles, ont besoin d'être mieux compris et
changés pour que la lutte contre le sida soit plus efficace, indique
un rapport de l'ONU publié lundi.
Le rapport, publié par la Commission de l'ONU sur le
sida et la gouvernance en Afrique, appelle à "la discussion et à l'action"
sérieuses sur les problèmes culturels qui favorisent la propagation
du sida et diminuent l'efficacité des réponses nationales à
l'épidémie.
Dans beaucoup de pays africains, les femmes mariées
sont exposées à un risque élevé d'être affectées par le sida, la
culture permettant la promiscuité et le contrôle patriarcal des
activités sexuelles des couples mariés, indique le rapport.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a soutenu
le rapport après l'avoir lu lundi à New York.
"Nous devons en apprendre plus pour saisir comment
les règles et les attitudes culturelles augmentent le risque de
contamination. C'est pourquoi nous devons renforcer les lois visant à faire
disparaître la violence contre les femmes et les filles et
prendre des mesures pour améliorer les conditions de vies des orphelins
atteints du sida", a-t-il souligné.
Ce rapport indique que bien que certaines règles et
pratiques culturelles facilitent la propagation du sida, d'autres
pourraient avoir des impacts positifs.
"Par exemple", a noté le rapport, "la circoncision
des hommes, qui a été pratiquée pendant des siècles dans certaines
cultures et communautés, diminue le risque de transmission du sida aux
hommes. "
Le rapport a aussi contredit l'aberrante opinion
répandue qui voudrait que la polygamie soit un des facteurs principaux de
propagation du sida en Afrique. Au Ghana, pour l'instant, le taux de
contamination par le sida le plus faible se trouve au nord , où 44% des
mariages sont polygames.