QUITO, 10 juin (Xinhua) -- L'Equateur a déclaré
lundi qu'il exigera de l'Union européenne (UE) d'abolir les lois qu'elle a
approuvées concernant les punitions contre des étrangers
sans- papiers sur son territoire.
La Secrétaire Nationale équatorienne à la Migration,
Lorena Escudero, a qualifié de "secousse" la prétendue "loi de
rapatriement", qui établit des règlements communs pour
l'expulsion des immigrés clandestins et a été approuvée la semaine dernière
par les ministres de l'Intérieur des 27 pays membres de l'UE à
Luxembourg. Cette loi représente une manière d'incriminer des
immigrés clandestins, a indiqué Mme Escudero.
Cette législation sera abordée à la mi-juin par le
Parlement européen.
Plus de 1,2 million d'Equatoriens ont immigré, de
manière légale ou illégale, aux Etats-Unis et en Europe ces huit années
dernières, tandis que les autorités équatoriennes estiment que
700. 000 Equatoriens vivent actuellement en Espagne.
"Nous poursuivrons notre lutte en faveur des droits
essentiels (des sans-papiers)", a affirmé Mme Escudero, "puisque la
plupart des lois élaborées sur les affaires d'immigration sont basées sur
la sécurité des pays de l'UE et non sur les droits de l'homme".
Fortement critiquée par des organisations des
droits de l'Homme, cette nouvelle législation a permis aux autorités
nationales des Etats membres de l'UE de faire un choix entre la
nationalisation ou l'expulsion des immigrés clandestins.