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Merkel et Sarkozy d'accord sur les émissions de voitures avant la  présidence française de l'UE
  2008-06-10 12:41:23  

     BERLIN, 9 juin (Xinhua) -- La chancelière allemande Angela  Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont résolu lundi  un important différend en matière de plan de l'Union européenne ( UE) pour la réduction des émissions de voitures, avant que Paris  prenne la présidence tournante de l'UE. 

     Ils ont annoncé leur accord lors d'une conférence de presse  conjointe à l'issue d'un sommet franco-allemand tenu à Straubing,  ville située dans le sud de l'Allemagne. 

     Selon Mme Merkel, Paris et Berlin soutiennent désormais un  objectif de la Commission européenne de réduire la moyenne des  émissions de dioxide de carbone à 120 grammes par km pour les  nouvelles voitures en 2012. 

     Cet accord comprend aussi des points de transition plus  flexibles pour que les fabricants s'adaptent facilement aux  nouvelles normes. 

     "Nous avons besoin d'une période substantielle en étapes pour  renouveler l'ensemble du volet des produits de l'industrie  automobile", a expliqué Mme Merkel. 

     Le plan de l'UE pour limiter les émissions de dioxyde de  carbone par les voitures a jeté une pomme de discorde entre  l'Allemagne et la France pendant des mois, parce que Berlin se  plaint que ce plan mette les fabricants allemands d'automobiles de luxe en position désavantageuse face à leurs concurrents français  et italiens qui fabriquent principalement des voitures plus  petites et moins polluantes. 

     Mme Merkel a qualifié l'accord de lundi de "percée importante"  pour montrer que l'Allemagne et la France peuvent travailler  ensemble pour résoudre de différends majeurs. 

     "Nous avons prouvé une fois de plus que la France et  l'Allemagne peuvent travailler ensemble. Nous sommes d'accord  pour travailler ensemble", a-t-elle dit. 

     Avant le sommet, Mme Merkel a laissé entendre que M. Sarkozy  pourrait compter sur le soutien complet de Berlin durant la  présidence française de l'UE dans les six mois à venir à partir du 1er juillet prochain. 

     M. Sarkozy a pour sa part affirmé que Paris aurait besoin du  soutien de Berlin. "Nous voulons travailler main dans la main avec l'Allemagne et la chancelière", a-t-il dit. 

     BERLIN INDIFFEREND A DES INITIATIVES DE PARIS 

     Cette unité dévoilée ne signifie pas pour autant que Paris et  Berlin s'entendent sur d'autres importants problèmes. 

     Lundi, M. Sarkozy a réaffirmé sa proposition de contenir la  flambée des prix du pétrole par la baisse des taxes de l'UE sur le carburant, alors que Mme Merkel n'a pas donné écho à cette  initiative. 

     La France et l'Allemagne ont également des intérêts différents  vis à vis du plan de M. Sarkozy sur la création d'une Union  méditerranéenne, qui pourrait devenir une priorité de la  présidence française de l'UE. 

     L'Allemagne qui considère l'initiative de M. Sarkozy comme un  contrepartie de l'expansion de l'UE vers l'Europe de l'Est et une  tentative de mettre Berlin de côté, a mis en garde à maintes  reprises contre l'unilatéralisme de Paris sur ce dossier. 

     Lundi, le président français a appelé à l'élargissement de  l'usage de l'énergie atomique pour "une future solution" au  problème énergétique, exprimant son souhait de construire des  centrales nucléaires de future génération en coopération avec  l'Allemagne. 

     La chancelière allemande a cependant indiqué qu'elle était  bloquée par un accord conclu avec ses partenaires de coalition sur l'abandon progressif de l'énergie nucléaire en 2021, bien qu'elle  pense personnellement que cela ne constitue pas un choix sage. 

     Le sommet franco-allemand d'une seule journée a également  rassemblé le Premier ministre français François Fillon ainsi que  les ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de  l'Economie et de l'Environnement des deux pays.