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La subordination des femmes un facteur de l'épidémie de VIH en Afrique
  2008-06-10 10:31:15  

     NEW YORK (Nations Unies), 9 juin (Xinhua) -- Des facteurs  culturels comme la subordination des femmes joue un rôle dans la  diffusion du VIH/sida en Afrique, conclut un nouveau rapport qui  met en lumière l'entrave que pose l'épidémie au développement du  continent. 

     Les épidémies de sida en Afrique sont multiples et des  solutions diverses conviennent à chaque pays, conclut ce rapport  de la Commission du VIH/sida et de la gouvernance en Afrique (CHGA) , intitulé "Préservons notre avenir". 

     A la réception du rapport, le secrétaire général de l'ONU, Ban  Ki-moon, a indiqué qu'il est important de comprendre que la  multiplicité des épidémies de sida en Afrique font que des  politiques uniques ne fonctionneront pas sur tout le continent. 

     Il a souligné l'importance de mettre en oevre les lois qui  visent à éliminer la violence contre les femmes et d'améliorer la  vie des orphelins du sida. 

     Pour les auteurs du rapport, les épidémies en Afrique sont le  reflet d'importantes disparités entre les sexes.  

     "Il existe un lien important entre la subordination des femmes  et des fillettes dans la société et une vulnérabilité extrême à  l'infection par le VIH", ont-ils estimé, appelant à résoudre les  problèmes associés à la condition subalterne des femmes et des  fillettes, ainsi qu'à combattre la violence à leur encontre. 

     Le rapport indique par ailleurs que le nombre d'enfants  infectés et affectés par le sida va augmenter dans les années à  venir et l'absence d'appui médical et communautaire particulier  entraînera des conséquences catastrophiques pour ces enfants et  pour le développement de l'Afrique. 

     En soulignant l'importance de donner la priorité à la  prévention, notamment par l'information, les auteurs du rapport  ont aussi déploré l'insuffisance des ressources humaines. 

     "Le manque de ressources financières et humaines constitue le  plus grand obstacle à l'élargissement du traitement et de la prise en charge du VIH et au renforcement des systèmes de soins de santé en Afrique", ont-ils affirmé. 

     Ces manques de personnels et de moyens dans les systèmes de  santé, qu'ils soient dus à l'exode des cerveaux ou à l'absentéisme, font que les professionnels qualifiés ne veulent plus travailler  dans les structures du système de santé publique, explique le  document, qui engage l'assistance internationale à prévoir un  financement de la santé publique. 

     La CHGA a été créée en 2003 par le précédent secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Elle est présidée par le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, K.Y. Amoako et comprend 20 membres, dont le directeur exécutif de  l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot. 

     La commission, basée au siège de la Commission économique des  Nations Unies pour l'Afrique à Addis Abeba, a pour mission  d'étudier les liens existant entre le sida et la gouvernance dans  divers domaines dont l'agriculture, la jeunesse et l'armée. 

     Les conclusions et recommandations du rapport reflètent les  vues de plus d'un millier d'Africains, dont des décideurs  politiques, des groupes de plaidoyer, des ONG, des organisations  communautaires, des personnes vivant avec le VIH, des institutions de recherche et des organismes du système des Nations Unies.