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Le Burkina envisage une production de 247 000 tonnes de riz en 2008
  2008-06-10 09:45:35  

     OUAGADOUGOU, 9 juin (Xinhua) -- Une centaine d'agents en  riziculture ont entamé, lundi à Ouagadougou, une formation sur la  rigueur dans l'encadrement des riziculteurs en vue de réduire la  dépendance alimentaire.  

     Cette formation de cinq jours permettra à ces agents en  riziculture de recevoir des connaissances sur les variétés de riz, la conduite des opérations culturales, la lutte contre les ennemis du riz, et surtout le respect du calendrier cultural. 

     Pour les initiateurs de ce séminaire, cette formation sur la  rigueur dans l'encadrement des riziculteurs est un passage obligé  pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations qui  représentent 75% des besoins du Burkina.  

     Pour un besoin estimé à 375.000 tonnes de riz par an, le  Burkina Faso a importé en 2006, 75% de ses besoins en riz pour 40  milliards de FCFA.  

     Pour ce faire, le gouvernement a pris l'engagement cette année  de réduire la dépendance alimentaire suite à la crise sur la vie  chère en se fixant l'objectif de 247 000 tonnes de riz qui est  réalisable avec plus de rigueur dans l'encadrement.  

     Le ministre chargé de l'Agriculture, Issaka Maïga qui est  convaincu que la tendance sera inversée avec la formation des  encadreurs du riz, promet la fermeté pour cette saison agricole  2008-2009.  

     "Nous allons les (producteurs) accompagner pour que le  calendrier cultural soit respecté à la lettre", a dit le ministre  Maïga, précisant que ce sont des dispositions qu'il faut prendre  pour pouvoir atteindre les objectifs que le pays s'est assigné. 

     Le riz cultivé dans les bas fonds représente 70% de la  production annuelle, celui irrigué 25% et le reste provient du riz pluvial et ce sont plusieurs variétés qui sont cultivées dont le  plus célèbre est le Nerica. 

     Selon un spécialiste du riz, Drissa Héma, le Nerica qui est un  croisement entre le riz asiatique et le riz africain, a des  potentiels au point de vue rendement nettement supérieur au riz  local et qui s'adapte bien aux bas fonds et périmètres irrigués en Afrique. 

     Pour atteindre l'objectif fixé, M. Héma a indiqué qu'il faut  des semences adaptées, des engrais et surtout la formation des  acteurs. 

     Cette formation tombe à point nommé puisque les producteurs ont commencé la saison agricole suite aux premières pluies qui  arrosent actuellement le pays et avec un cycle de 90 jours, les  agents d'encadrement en riziculture auront du pain sur la planche  pendant cette saison agricole.