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Analyse: Aucune percée attendue dans la tournée d'adieu de Bush en Europe
  2008-06-09 14:04:28  

      LIUBLJANA, 9 juin (Xinhua) -- Le président américain George W.  Bush a entamé lundi une visite d'une semaine dans les capitales  importantes européennes, mais sans beaucoup attendre de sa tournée d'adieu alors que les dirigeants européens ont commencé à  s'attendre à son successeur pour les relations transatlantiques à  l'avenir. 

     M. Bush se retirera le 20 janvier 2009. 

     Le président américain entame une visite en Slovénie, où il  assistera à un sommet entre les Etats-Unis et l'Union européenne ( UE). Puis la tournée le conduira à Berlin, Rome, Paris et Londres, les plus importantes capitales en Europe. 

     M. Bush est prévu de consolider les relations transatlantiques, qui se sont améliorées partiellement grâce aux changements dans  les importantes capitales européennes. Les relations américo- européennes se sont dégradées à cause de leurs divisions sur la  guerre de l'Irak dirigée par les Etats-Unis en 2003. 

     Il devrait appeler l'Europe à fournir plus d'aides en Irak et  en Afghanistan ainsi qu'à prêter main forte à Washington sur ses  intentions de faire arrêter le programme nucléaire de l'Iran. 

     M. Bush devrait aussi donner un coup dans le dos à l'Europe  sur le réchauffement climatique, domaine dans lequel l'UE est  l'un des initiateurs mondial tandis que l'administration de Bush  traîne des pieds. 

     Un autre important problème du programme de M. Bush porte sur  le Moyen-Orient. 

     M. Bush avait juré d'aider à forger un accord de paix entre  Israël et les Palestiniens pour la naissance d'un Etat palestinien avant qu'il ne quitte ses fonctions. Mais alors que ses jours à la Maison Blanche sont comptés, peu de progrès ont été faits. Même  chose que son prédécesseur Bill Clinton, ses espoirs de laisser  une percée au Moyen-Orient n'ont conduit à rien. 

     Aucune autre percée n'est prévue ailleurs. 

     Sur le problème du programme nucléaire de l'Iran, le chef de la diplomatie et de la sécurité de l'Union européenne Javier Solana  se rendra à Téhéran en fin de semaine pour présenter une nouvelle  proposition des cinq membres permanents du Comité de sécurité des  Nations Unies et l'Allemagne, qui ne devraient pas produire dans  l'immédiat de résultats alors que l'Iran et la communauté  internationale sont en train de tenter de résoudre un problème clé, soit l'enrichissement de l'uranium. 

     L'appel de Washington pour un renfort des soldats et des  équipements européens en Afghanistan a rencontré une forte  résistance en provenance des pays de l'Europe occidentale 

     Certes, le président français Nicolas Sarkozy, fournissant à M. Bush un don très attendu, a promis d'envoyer environ des troupes  d'environ 700 membres en Afghanistan lors d'un sommet de l'OTAN en avril. Cette promesse a détourné l'attention sur la crise causée  par la menace du Canada de retirer ses troupes militaires de  l'Afghanistan en 2009. 

     En présence d'une conférence sur l'Afghanistan à Paris jeudi, M. Bush encouragera de nouveau les pays de l'Union européenne pour  plus d'aides dans ce pays ravagé par la guerre. 

     M. Bush pourrait obtenir de nouvelles promesses en provenance  de Silvio Berlusconi élu nouveau Premier ministre italien. Ce  dernier, ainsi que ses anciens homologues britannique et espagnol, Tony Blair et José Maria Aznar, ont été des partisans fermes de M. Bush sur la guerre de l'Irak. 

     Lors de ses entretiens avec la chancellière allemande Angela  Merkel, qui sont moins conflictuels que son prédécesseur Gérard  Schroeder, M. Bush doit discuter des problème des barrières  commerciales entre les Etats-Unis et l'Union européenne. 

     En 2007, le commerce entre l'Union européenne et les Etats-Unis est à la troisième place mondiale alors que le volume des échanges dans le secteur des services dépasse 40% du total. 

     Les cours élevés du brut et des produits alimentaires  pourraient devenir un sujet crucial lors du sommet entre l'UE et  les Etats-Unis. Les pays en voie de développement ont appelé les  Etats-Unis et l'UE à diminuer leurs subventions à l'agriculture.  Ce problème sera l'un des principaux évoqués lors du sommet.