LIUBLJANA, 9 juin
(Xinhua) -- Le président américain George W. Bush a entamé lundi une
visite d'une semaine dans les capitales importantes européennes, mais sans
beaucoup attendre de sa tournée d'adieu alors que les dirigeants européens
ont commencé à s'attendre à son successeur pour les relations
transatlantiques à l'avenir.
M. Bush se retirera le 20 janvier 2009.
Le président américain entame une visite en
Slovénie, où il assistera à un sommet entre les Etats-Unis et l'Union
européenne ( UE). Puis la tournée le conduira à Berlin, Rome, Paris et
Londres, les plus importantes capitales en Europe.
M. Bush est prévu de consolider les relations
transatlantiques, qui se sont améliorées partiellement grâce aux
changements dans les importantes capitales européennes. Les relations
américo- européennes se sont dégradées à cause de leurs divisions sur la
guerre de l'Irak dirigée par les Etats-Unis en 2003.
Il devrait appeler l'Europe à fournir plus d'aides
en Irak et en Afghanistan ainsi qu'à prêter main forte à Washington sur
ses intentions de faire arrêter le programme nucléaire de l'Iran.
M. Bush devrait aussi donner un coup dans le dos à
l'Europe sur le réchauffement climatique, domaine dans lequel l'UE est
l'un des initiateurs mondial tandis que l'administration de Bush
traîne des pieds.
Un autre important problème du programme de M. Bush
porte sur le Moyen-Orient.
M. Bush avait juré d'aider à forger un accord de
paix entre Israël et les Palestiniens pour la naissance d'un Etat
palestinien avant qu'il ne quitte ses fonctions. Mais alors que ses jours à
la Maison Blanche sont comptés, peu de progrès ont été faits. Même
chose que son prédécesseur Bill Clinton, ses espoirs de laisser une
percée au Moyen-Orient n'ont conduit à rien.
Aucune autre percée n'est prévue ailleurs.
Sur le problème du programme nucléaire de l'Iran, le
chef de la diplomatie et de la sécurité de l'Union européenne Javier Solana
se rendra à Téhéran en fin de semaine pour présenter une nouvelle
proposition des cinq membres permanents du Comité de sécurité des
Nations Unies et l'Allemagne, qui ne devraient pas produire dans
l'immédiat de résultats alors que l'Iran et la communauté
internationale sont en train de tenter de résoudre un problème
clé, soit l'enrichissement de l'uranium.
L'appel de Washington pour un renfort des soldats et
des équipements européens en Afghanistan a rencontré une forte
résistance en provenance des pays de l'Europe occidentale
Certes, le président français Nicolas Sarkozy,
fournissant à M. Bush un don très attendu, a promis d'envoyer environ des
troupes d'environ 700 membres en Afghanistan lors d'un sommet de l'OTAN
en avril. Cette promesse a détourné l'attention sur la crise causée
par la menace du Canada de retirer ses troupes militaires de
l'Afghanistan en 2009.
En présence d'une conférence sur l'Afghanistan à
Paris jeudi, M. Bush encouragera de nouveau les pays de l'Union européenne
pour plus d'aides dans ce pays ravagé par la guerre.
M. Bush pourrait obtenir de nouvelles promesses en
provenance de Silvio Berlusconi élu nouveau Premier ministre italien. Ce
dernier, ainsi que ses anciens homologues britannique et
espagnol, Tony Blair et José Maria Aznar, ont été des partisans fermes de
M. Bush sur la guerre de l'Irak.
Lors de ses entretiens avec la chancellière
allemande Angela Merkel, qui sont moins conflictuels que son prédécesseur
Gérard Schroeder, M. Bush doit discuter des problème des barrières
commerciales entre les Etats-Unis et l'Union européenne.
En 2007, le commerce entre l'Union européenne et les
Etats-Unis est à la troisième place mondiale alors que le volume des
échanges dans le secteur des services dépasse 40% du total.
Les cours élevés du brut et des produits
alimentaires pourraient devenir un sujet crucial lors du sommet entre l'UE
et les Etats-Unis. Les pays en voie de développement ont appelé les
Etats-Unis et l'UE à diminuer leurs subventions à l'agriculture. Ce
problème sera l'un des principaux évoqués lors du sommet.