LOME, 8 juin (Xinhua) -- Le procès du "Collectif des
parents des victimes du crash de Lungi" contre "Fidélia Assurances", la
compagnie assureur de la FTF (Fédération Togolaise de Football)
s'est ouvert vendredi au tribunal de première instance de Lomé.
Il y a un an, une délégation officielle togolaise de
13 personnes dont faisait partie le ministre de la Jeunesse et des
Sports, Richard Attipoé, a péri dans un crash à Lungi en Sierra
Léone alors qu'il venait d'assister au match Togo- Sierra Léone ;
match comptant pour la 4ème journée des éliminatoires de la CAN
2007.
"Je crois que nous avons tous les éléments
nécessaires à notre niveau pour que la justice condamne cette compagnie à
payer les indemnités aux familles des victimes", a déclaré Me Apévon
Dodzi, le président du collectif de la défense.
Il a en outre réfuté les arguments des responsables
de "Fidélia Assurances" pour qui, en dehors de Théodore Amégnran, à
l'époque du drame, conseiller à la FTF, les autres membres de la
délégation ayant péri dans le crash ne sont ni joueur ni dirigeants. Il a
souligné que dans le contrat qui lie la FTF à son assureur, il
est dit que "le volet Police d'accident prend en compte la délégation
de la FTF à concurrence de 45 personnes (joueurs et dirigeants
non dénommées).
Pour Me Apévon, il n'y a pas de confusion en la
matière ; " Fidélia Assurances" doit prendre ses responsabilités dans cette
affaire.
Par ailleurs, le porte-parole du collectif des
parents des victimes de Lungi dit attendre le rapport final de l'enquête
internationale commanditée depuis juillet 2007 par l'Etat togolais en
partenariat avec la Sierra Leone, le Sénégal, la France, le Gabon, pays
d'origine des victimes du drame du 3 juin 2007.
Selon Me Apévon, la suite des actions à
entreprendre contre la compagnie "Paramount Airlines", propriétaire de
l'hélicoptère qui a fait le crash, dépendra des conclusions de cette enquête. Il
en sera de même pour ceux qui ont accordé le certificat
de navigation aux appareils de Paramount Airlines ; lesquels, d'après
un rapport présenté au lendemain de l'accident par Me Gahoun Hégbor,
alors ministre togolais de la Communication et de la Formation
civique, étaient de vieux hélicoptères de fabrication russe.