YAOUNDE, 7 juin ( Xinhua ) -- Jan Egeland,
conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies, actuellement
en déplacement au Sahel, a appelé samedi les pays riches à déployer
davantage d'efforts pour sauver le Lac Tchad menacé par un
déssèchement total, selon la radio nationale camerounaise.
"Il faut que les Nations unies ainsi que les pays
donateurs fassent quelques chose, il faut des investissements des pays
riches pour sauver ce lac. C'est aussi là une question de prévention
des conflits", a déclaré Jan Egeland.
"On peut arrêter les conflits dans la région si on
aide les populations à récupérer leur environnement", a conclu le
Norvégien, qui est aussi le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des
affaires humanitaires et coordinateur de l'aide humanitaire.
Pour sauver l'eau de ce lac, les pays membres de la
commission du bassin du Lac Tchad, (Cameroun, Nigeria, Niger, la
Centrafrique et Tchad), sont à la cherche des fonds pour creuser un
canal de 300 km partant du fleuve Oubangui en Centrafrique vers le Lac.
Vingt millions de personnes vivent tout autour de ce
lac qui couvrait vers les années 1970 plus de 26.000 kilomètre carrés.
Aujourd'hui on compte à peine 1500 kilomètres carrés.
Le déficit de pluviosité de la région désertique,
combiné à une augmentation de l'utilisation des eaux pour l'irrigation
explique le recul du volume d'eau de ce lac.
D'après des prévisions climatiques de la
NASA américaine, si rien n'éait fait rapidement, le lac pourrait
disparaître d'ici une vingtaine d'année.