(Photo: Xinhua/AFP)
ISLAMABAD, 7 juin (Xinhua) -- Le président
pakistanais Pervez Musharraf a nié les rumeurs sur sa démission, affirmant
que ces rumeurs avaient inquiété la population.
"Je n'ai pas décidé de démissionner. Je resterai
encore au Pakistan. Je ne possède aucune résidence à l'extérieur du
Paksitan. Les rumeurs sur ma démission sont des mensonges", a dit le
président Musharraf à un groupe de journalistes supérieurs lors
d'une interview télévisée.
"Selon certaines informations, un avion a atterri à
Islamabad pour me conduire en dehors du Pakistan. Mais où est cet avion?",
a- t-il demandé. Certains ont dit que les forces avaient encerclé ma
maison. Certains d'autres ont dit que je quitterai le pays d'ici 48
heures. Mais maintenant interrogez ces journalistes sur la crédibilité de
leurs reportages", a-t-il déclaré en réponse aux reportages des médias.
"J'ai été élu président du Pakistan conformément à
la Constitution.Je jugerai si je possède une valeur dans ce pays. Je
ne peux pas présider en tablant sur la déchéance du Pakistan",
a-t- il affirmé."Certainement je ne contribuerai pas à la déchéance du
pays".
Le président Musharraf a réaffirmé son soutien au
Premier ministre Syed Yousaf Raza Gilani et à son gouvernement et dit
qu'il n'interférerait pas dans les affaires du gouvernement.
En répondant à une question sur la volonté du
gouvernement de restaurer les juges, il a dit qu'il accepterait la
décision du parlement sur ce sujet.
Le président Musharraf avait destitué le juge en
chef du Pakistan et 60 autres juges supérieurs au moment où il avait
imposé, en novembre dernier, l'état d'urgence.
"La nation acceptera la décision du parlement pour
renommer les juges. J'accepterai également cette décision", a-t-il
précisé.
Le président Musharraf a rejeté les allégations des
partis d'opposition, selon lesquelles, la présidence constituerait le
centre d'un complot contre le nouveau gouvernement.
"Il n'y a pas de complot à
la présidence. J'accomplis mes fonctions en vertu de la constitution. Je
n'interfére pas dans les affaires du gouvernement", a-t-il insisté. "J'ai
adopté la politique de la reconciliation".