BEYROUTH, 7 juin (Xinhua)
-- Le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé la volonté de son
pays d'ouvrir une nouvelle page avec la Syrie, mais s'est engagé à
soutenir le tribunal international pour juger les suspects dans
l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri en 2005,
rapporte samedi la presse libanaise.
"J'avais dit (...) que je reprendrais des contacts
avec la Syrie seulement lorsque des développements positifs et concrets
seraient intervenus au Liban en vue d'une sortie de crise", a
indiqué fait ces remarques lors d'une interview aux journaux
libanais As-Safir, An-Nahar et L'Orient le jour.
Il a révélé qu'il avait contacté le président syrien
Bachar al- Assad pour lui dire que la France était déterminée à faire
démasquer la vérité et la justice concernant les assassinats
politiques au Liban.
"Les choses sont peut-être en train de changer.
C'est en tout cas ce que je souhaite", a ajouté le président français,
faisant allusion à l'élection du président libanais Michel Sleimane et à
l'accord de Doha.
Le président français est arrivé samedi matin à
Beyrouth pour effectuer une visite d'une journée au Liban, devenant ainsi
le premier chef d'Etat non-arabe à rencontrer le président Sleimane,
qui a pris ses fonctions le 25 mai.