PHNOM PENH, 7 juin (Xinhua) -- Le Comité
international de coordination d'Angkor a tenu sa 17e réunion cette semaine
dans la ville cambodgienne de Siem Reap afin de se pencher sur la
protection du patrimoine mondial de l'UNESCO, menacé par son succès
touristique, rapporte samedi le quotidien Cambodia Daily.
Les participants ont exprimé à cette occasion leur
préoccupation sur le boom des touristes et du trafic autour du
temple d'Angkor, un des principaux sites archéologiques de l'Asie du
Sud-Est qui s'étend sur 400 km2 et recèle les vestiges des différentes
capitales de l'empire Khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe
siècle.
Shinji Tsukawaki de l'Université de Kanazawa du
Japon, qui est partie prenante du projet de recherche sur l'environnement
et le développement d'Angkor, a exprimé sa préoccupation quant au
problème des eaux usées.
Avec deux millions de visiteurs par an, qui
séjournent en moyenne cinq jours à Siem Reap, un million de tonnes d'eaux
usées est rejetée dans le sol chaque année. L'effet des eaux usées sur
le sol et les nappes phréatiques requièrent une surveillance
d'urgence et des mesures, a indiqué M. Tsukawaki.
T.S. Maxwell de l'Université de Bonn
d'Allemagne a pour sa part averti que les milliers de visiteurs quotidiens
du temple d'Angkor risquaient d'endommager les inscriptions gravées sur
les pierres en les touchant tout simplement.