Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Chine: se blâmer les uns les autres pour la crise alimentaire mondiale n'a pas de sens
-
Le Conseil des Affaires d'Etat adopte un règlement sur la  restauration et la reconstruction après le séisme
-
La Chine contribue beaucoup à la sécurité alimentaire mondiale
-
Obama réaffirme son soutien à Israël
-
Al-Qaïda revendique l'attentat contre l'ambassade danoise au  Pakistan
La visite d'Olmert met en avant les désaccords entre les Etats-Unis et Israël
  2008-06-05 14:08:39  

Le président américain George W. Bush s'est entretenu mercredi à la Maison blanche avec le Premier  ministre israélien Ehud Olmert, pris dans un scandale de  corruption et pressé de démissionner par ses rivaux politiques.

(Photo: Xinhua/Reuters)

      WASHINGTON, 4 juin (Xinhua) -- Le président américain George W. Bush s'est entretenu mercredi à la Maison blanche avec le Premier  ministre israélien Ehud Olmert, pris dans un scandale de  corruption et pressé de démissionner par ses rivaux politiques. 

     Cette rencontre, intervenant au moment où des responsables  américains reconnaissent l'incertitude de l'avenir de M. Olmert,  montre, entre autres, la détermination du Premier ministre  israélien à ne pas démissionner. 

     Cette rencontre non prévue, manifeste par ailleurs le souhait  de Washington que M. Olmert puisse garder son poste pour faire  avancer les négociations israélo-palestiniennes avant le départ du président George W. Bush en janvier 2008. 

Le président américain George W. Bush s'est entretenu mercredi à la Maison blanche avec le Premier  ministre israélien Ehud Olmert, pris dans un scandale de  corruption et pressé de démissionner par ses rivaux politiques.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     Cependant, cela ne couvre pas les divergences entre les deux  hommes. "Le président Bush concentre ses efforts sur "le grand  dessin" -- le processus de paix au Moyen Orient au lieu de  l'avenir de M. Olmert", a déclaré mardi la porte-parole de la  Maison Blanche, Dana Perino. 

     Un responsable israélien, cité par la presse américaine, a  indiqué que la Maison Blanche était sûre la semaine dernière que M. Olmert ne pourrait pas se rendre à Washington en raison des  accusations politiques à son encontre. 

     M. Bush a affirmé qu'une solution à deux Etats au conflit  israélo-palestinien est dans l'intérêt du monde et s'est déclaré  convaincu de voir un accord de paix entre les deux parties avant  la fin de son mandat. 

     Pourtant, on doute largement de ce voeu pieux, parce qu'Israël  et les Palestiniens sont très éloignés sur quatre questions  fondamentales : les frontières finales d'un Etat palestinien,  l'avenir de Jérusalem, les colonies de peuplement et les réfugiés  palestiniens. 

     En outre, l'incertitude sur l'avenir politique de M. Olmert  rend difficile de réaliser la promesse de l'administration Bush  d'aider à conclure un accord de paix entre Israël et les  Palestiniens d'ici la fin de l'année. 

     La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a admis que  la prochaine administration américaine devra poursuivre les  efforts pour atteindre cet objectif. 

     Concernant les sujets de la rencontre Bush-Olmert, le dossier  nucléaire iranien occupe une place importante. Depuis plusieurs  années, les Etats-Unis et Israël demandent de sanctionner l'Iran  pour son programme nucléaire controversé et son ingérence dans les affaires intérieures de l'Irak et du Liban. 

     On peut cependant distinguer une petite différence ces derniers temps dans les propos de MM. Bush et Olmert sur la question de  l'Iran. 

     "L'Iran constitue une menace essentielle à la paix. Il est très important que le monde prenne au sérieux la menace de l'Iran,  c'est ce que font les Etats-Unis", a éructé le président Bush  avant sa rencontre avec M. Olmert. 

     En comparaison, M. Olmert a martelé qu'Israël ne tolèrera pas  la possibilité d'un Iran nucléarisé et n'écarte pas le recours à  une action militaire pour empêcher Téhéran de développer l'arme  nucléaire.  

     Il a insisté pour que "les sanctions économiques et politiques  contre l'Iran, importantes telles qu'elles, sont l'unique démarche initiale, et doivent être renforcées de façon spectaculaire".