DAKAR, 4 juin (Xinhua) -- Le Bureau malien du droit
d'auteur ( BUMDA) vient de procéder à l'incinération de plus de 2 000
cassettes piratées saisies au cours de ses différentes
opérations, a-t-on appris mercredi de sources émanant de la capitale
malienne.
Selon l'un des plus grands producteurs du Mali, "au
rythme où vont les choses, la musique malienne tend tout simplement vers
sa fin à cause du fléau de la piraterie qui continue de s'aggraver".
"Aujourd'hui, on peut dire qu'il n'y a plus de
producteurs au Mali parce qu'on ne gagne rien dans ce métier. Ce sont les
artistes qui sont en train de devenir leur propre producteur. Les
deux structures de production Mali K7 et Seydoni-Mali n'ont pas
de matière première pour dupliquer les cassettes des artistes."
"Les gens sont obligés d'aller à Dubaï ou en Guinée
pour faire leur cassette à cause de la piraterie", a-t-il poursuivi.
L'opération de destruction des cassettes piratées du
BUMDA intervient au moment où la campagne de sensibilisation contre la
reproduction illégale des oeuvres musicales s'intensifie au Mali.
Un atelier sur le plaidoyer pour une
application effective des textes règlementaires sur la piraterie de la musique
s'est achevé mardi à Bamako, sur l'initiative de la direction nationale
de l'Action culturelle.