ROME, 4 juin (Xinhua) -- La FAO a lancé une
initiative d' urgence d'une valeur de 17 millions de dollars pour contrer
la flambée des prix des denrées alimentaires.
Selon un communiqué de la FAO publié mercredi, ces
fonds serviront à couvrir les besoins immédiats des petits agriculteurs
dans certains pays parmi les plus pauvres: il s'agit de semences,
d'engrais, d'outils agricoles et d'autres intrants pour assurer
le succès des campagnes agricoles en 2009 et stimuler ainsi la
production agricole.
Mais les pays les plus touchés, plus
particulièrement en Afrique, auront besoin de beaucoup plus au total 1,7
milliard de dollars pour la même période pour entamer la relance de leurs
systèmes agricoles négligés durant plusieurs décennies, dit le
texte.
L'objectif principal de l'initiative de la FAO
consiste à faire en sorte que les paysans pauvres puissent profiter de la
hausse des prix. De plus, l'accroissement de la production agricole
devrait améliorer les quantités de denrées disponibles localement, ce
qui devrait entraîner une régression des prix sur les marchés
locaux.
Cela est particulièrement important dans les pays à
faible revenu qui dépendent fortement des importations pour couvrir
leurs besoins en denrées alimentaires.
L'Initiative, qui est mise en oeuvre à la demande
des pays, fournit beaucoup plus que des semences et des outils pour donner
le coup d'envoi aux campagnes de semis. Elle identifie des secteurs
clés où intervenir pour accroître les approvisionnements
alimentaires:
-- semences, engrais et outils doivent être
accompagnés de conseils judicieux afin qu'ils soient utilisés au mieux;
cela jettera les bases d'une intensification durable de la production
à l'avenir.
-- s'efforcer d'améliorer les infrastructures
notamment les systèmes d'irrigation, les routes rurales et les
marchés.
-- dispenser un savoir-faire pour conférer une
valeur ajoutée au produit final des petits exploitants, en cultivant des
variétés de meilleure qualité et à plus haut rendement, ou en utilisant
des techniques de transformation pour la diversification des
produits, et en facilitant les contrats d'approvisionnement avec des
entreprises agricoles.
-- réduire les pertes qui peuvent
représenter jusqu'à un cinquième de la récolte, en améliorant les techniques
de manutention, d'usinage et de stockage, en protégeant les cultures
et les animaux d'élevage des ravageurs et des maladies (par exemple, grâce
à des systèmes de lutte intégrée), et en prenant des mesures pour
limiter l'impact des catastrophes naturelles.