YAOUNDE, 3 juin (Xinhua) -- Le ministre camerounais
des forêts et de la Faune Elvis Ngolle Ngolle a installé lundi à Yaoundé
les membres du comité national de lutte contre le braconnage et leur
a confié la mission d'éradiquer ce phénomène qui prend des
proportions inquiétantes.
"Le braconnage connaît une ampleur certaine dans
notre pays à l'heure actuelle", a reconnu le ministre lors de son discours
inaugural.
"Le gouvernement camerounais s'était engagé auprès
de ses partenaires internationaux afin d'assurer la gestion durable des
ressources non seulement forestières mais aussi fauniques",
a-t-il dit.
"Le comité que je viens d'installer a pour mission
de faire une analyse profonde et sans complaisance de la situation sur le
terrain, puis de proposer au ministère le meilleur antidote afin
d'éradique le phénomène", a conclu le ministre.
Le plan d'action de l'unité anti-braconnage a
suggéré pour l'année 2008 d'éradiquer des grands foyers du braconnage,
exiger aux opérateurs de respecter les cahiers des charges, suivre les
contentieux contre les exploitants véreux dans les tribunaux et les
exécutions des décisions, sensibiliser les populations et développer les
alternatives notamment la formation des formateurs à l'élevage du gibier,
etc.
Le comité national de lutte contre le braconnage
avait été créé en 1999 par un décret du Premier ministre de l'époque, Peter
Mafany Musonge.
"Les travaux de ce comité n'ont pas pu continuer
après 2004 faute de moyens financiers. Mais aussi du fait de la
disparition du ministère de l'Environnement et des Forêts, qui s'est
scindé finalement en deux ministères depuis 2005", a expliqué le
ministre des Forêts.
Selon les derniers chiffres disponibles sur
le phénomène du braconnage au Cameroun, en 2003, 15.000 kg de viande
de brousse provenant de la chasse illégale avaient été saisies par
des agents de l'opération "coup de point" lancée par le ministère
de l'Environnement et des Forêts.