PARIS, 3 juin (Xinhua) -- La France et l'Espagne se
sont mises d'accord pour travailler en vue de surmonter leurs divergences à
propos du projet français de "pacte" européen sur l'immigration, ont
annoncé mardi à Paris les deux Etats membres de l'Union européenne (UE).
Le secrétaires d'Etat français aux Affaires
européennes, Jean- Pierre Jouyet et son homologue espagnol Diego Lopez
Garrido ont annoncé leur souhait à l'issue d'une réunion bilatérale à
Paris.
M. Jouyet a émis l'espoir que "la France et
l'Espagne se mettent d'accord sur une approche que nous puissions
soumettre également à nos partenaires à l'automne", lors d'un sommet
européen. "Je pense qu'avec une volonté d'aboutir en commun" on peut
"faire en sorte qu'au mois d'octobre nous trouvions un accord entre nous,
qu'il y ait peut-être des propositions franco- espagnoles. On en discutera
à Saragosse lors du sommet bilatéral ( franco-espagnol) le 27 juin", a-t-il
indiqué.
De son côté, M. Lopez Garrido a souhaité que la
rencontre de Saragosse permette de parvenir à "une position très
détaillée" entre Paris et Madrid.
La France a mis au point un projet de "pacte pour
l'immigration" pour l'Union européenne. Elle souhaite faire de ce
projet un axe fort de la présidence semestrielle de l'Union, qu'elle
assurera à partir du 1er juillet.
L'Espagne a pour sa part exprimé ses réserves sur
plusieurs points, en particulier le "contrat d'intégration" qui obligerait
les immigrants arrivant dans l'UE à s'engager à apprendre la langue
du pays d'accueil et à adopter ses valeurs, comme l'égalité entre hommes et
femmes.
Le gouvernement espagnol redoute que ces
dispositions entrent en conflit avec les lois nationales existantes et la
Constitution espagnole.
M. Jouyet a insisté sur le fait que "le pacte pour
l'immigration n'est pas une machine à expulser en commun", mais
visait à promouvoir une approche "globale, maîtrisée, équilibrée,
conforme à nos valeurs des phénomènes migratoires en Europe".
M. Lopez Garrido a fait remarquer "qu'il faut avoir
une politique européenne sur l'immigration" avant de se déclarer
" confiant dans le fait que les divergences puissent être
surmontées ". Fin