GENEVE, 2 juin (Xinhua) --
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Onusida et l'Unicef ont
signalé des progrès et des obstacles dans la prévention et le traitement
des malades du sida dans un nouveau rapport publié lundi à Genève en
Suisse.
(Photo d'archives)
LES PROGRES
Près de 3 millions de malades du VIH/sida reçoivent
désormais une thérapie antirétrovirale dans les pays à revenu faible ou
intermédiaire jusqu'à fin 2007, se félicite ce rapport intitulé
" Vers un accès universel : étendre les interventions prioritaires
liées au VIH/Sida dans le secteur de la santé".
Selon les auteurs de ce rapport, ce chiffre de 3
millions correspond à l'objectif de "l'Initiative 3 en 5", qui visait
précisément à ce que 3 millions de séropositifs vivant dans des pays
à revenu faible ou intermédiaire bénéficient du traitement avant la fin de
2005.
Bien que cet objectif n'ait été atteint que deux ans
plus tard on s'accorde généralement à reconnaître à l'initiative le mérite
d'avoir fait faire un bond en avant à la thérapie
antirétrovirale, explique le rapport.
Le document met également en évidence d'autres
progrès, tels un meilleur accès aux interventions destinées à prévenir la
transmission du VIH de la mère à l'enfant, l'amélioration du
dépistage et du conseil, ainsi que l'engagement accru des pays en
faveur de la circoncision dans les régions lourdement touchés de
l'Afrique sub-saharienne.
"Il s'agit d'une réalisation remarquable pour la
santé publique, " observe le Dr. Margaret Chan, directrice générale de
l'OMS.
(Photo d'archives)
LES OBSTACLES
Les auteurs du rapport indiquent cependant qu'en
tout quelque 31% des 9.7 millions de personnes dont on estime qu'elles ont
besoin de thérapie antirétrovirale y avaient eu accès à la fin
2007:cela signifiant que 6.7 millions d'individus n'ont pas
encore accès à ces médicaments salvateurs.
"Les pays et la communauté internationale doivent
s'en inspirer pour collaborer afin de renforcer les efforts de prévention
et de traitement", a indiqué pour sa part le Dr. Peter Piot, directeur
exécutif d'Onusida.
La difficulté de dépister le VIH chez les
nourrissons reste cependant un obstacle majeur au progrès, indique le
rapport, ajoutant que parmi les autres obstacles à l'élargissement du
traitement on trouve notamment le faible taux de rétention des
patients dans de nombreux programmes de traitement, ainsi que le
nombre considérable de personnes qui n'ont pas conscience de leur
statut sérologique vis-à-vis de l'infection à VIH ou qui sont
dépistées trop tard et meurent au cours des six premiers mois de
traitement.
La tuberculose est l'une des principales causes de
mortalité parmi les séropositifs dans le monde et la cause principale de
décès parmi ceux qui vivent en Afrique, déplorent les auteurs du
rapport.
Ils avertissent également que l'extension future de
l'accès à la thérapie antirétrovirale risque d'être ralentie en raison de
la faiblesse des systèmes de santé dans les pays les plus affectés,
en particulier de leur difficulté à former et à retenir les agents de
santé.