BAGDAD, 2 juin (Xinhua) -- Le gouvernement irakien a
confirmé dimanche que ses négociations avec les Etats-Unis sur leurs
futures relations restent encore dans la première étape et que la
souveraineté (irakienne) ne sera pas sacrifiée.
Ces remarques sont intervenues en pleine escalade
d'une vague d'opposition contre un éventuel accord, qui pourrait à un long
terme garantir la présence des militaires américains à Bagdad.
Les deux côtés ont envisagé de conclure d'ici juin
ces négociations débutées plus tôt cette année.
Le porte-parole du gouvernement irakien, Ali
al-Dabbagh, a indiqué dans un communiqué que "le gouvernement irakien
porte sur cet accord un regard différent de celui envisagé par les
Etats- Unis" et que les négociations "en sont encore à la première
étape".
"Le gouvernement irakien a insisté sur la
préservation de la souveraineté territoriale, maritime et aérienne de
l'Irak, ainsi que de ses affaires internes et étrangères", a martelé le
porte- parole.
Cet accord vise à remplacer un mandat accordé par la
résolution de l'ONU sur la présence militaire américaine en Irak, dont le
délai expire fin 2008.
Des responsables américains ont affirmé qu'ils ne
projettent pas une présence militaire permanente en Irak, tandis que des
Irakiens craignent que les troupes américaines puissent être
présentes pour encore des années et que leurs actions ne puissent
pas être sous le contrôle des lois irakiennes.
Plusieurs personnalités politiques, représentant les
chiites et les sunnites irakiens, ont critiqué le gouvernement pour
rechercher un accord du genre avec Washington.
Des dizaines de milliers d'Irakiens sont descendus
dans les rues vendredi pour manifester contre cet accord, dont la plupart
étaient des partisans du meneur radical chiite anti-américains,
Moqtada Sadr, qui a appelé les Irakiens à se mobiliser et à
manifester toutes les semaines jusqu'à l'annulation de cet
accord.