(Photo d'archives :
Xinhua/Reuters)
WASHINGTON, 31 mai (Xinhua) -- Le candidat démocrate
à la présidence américaine, Barak Obama, a quitté samedi sa paroisse
où les prêches de son ancien pasteur et ceux d'autres ministres du
culte ont créé une polémique politique pour sa campagne.
"Nous ne voulons pas répondre à tout ce qui s'est
dit dans l'église", a déclaré M. Obama lors d'un meeting électoral dans le
Dakota du Sud.
Le sénateur de l'Illinois s'est cependant déclaré
quelque peu triste de rompre avec la Trinity United Church of Christ de
Chicago à laquelle il appartenait depuis 16 ans.
"Ce n'est pas une décision que j'ai prise à la
légère et franchement c'est une décision que je prends avec une certaine
tristesse", a ajouté M. Obama, soulignant que c'est "la bonne chose
à faire dans l'intérêt de l'église et de notre famille".
La rupture de M. Obama avec son église intervient
deux jours après qu'un prêtre catholique, le père Michael Pfleger, se soit
attaqué à Hillary Clinton, la rivale du sénateur noir dans la course
à l'investure démocrate.
Le père Pfleger est un ami du pasteur Jeremiah
Wright, l'ancien responsable de la Trinity United Church of Christ, avec
qui M. Obama a rompu en avril.
M. Obama a jugé samedi que "maintenant que je suis
candidat à la présidence, à chaque fois que quelque chose est dit dans
l'église par quelqu'un associé de près ou de loin à la Trinity, y
compris des invités, ces remarques me seront imputées même si
cela contredit totalement mes opinions de longue date, mes
déclarations et mes principes".
Le pasteur Wright, ministre du culte de M. Obama
depuis une vingtaine d'années, a attiré une attention non désirée sur la
campagne électorale du sénateur noir après que ses prêches
controversés aient fait surface en début d'année.
Le pasteur Wright a affirmé que les Etats-Unis
devaient se reprocher les attentats terroristes du 11 septembre.
Selon les experts, la rupture de M. Obama
avec son église et son ancien pasteur est destinée à lever un
handicap politique dont les républicains peuvent profiter lors
de l'élection présidentielle américaine.