ALGER, 31 mai (Xinhua) --
L'accord-cadre de coopération algéro- française dans l'énergie nucléaire
sera signé en juin prochain au cours de la visite à Alger du Premier
ministre français François Fillon, a annoncé samedi le ministre algérien
de l'Energie et des Mines Chakib Khelil.
Lors d'un point de presse conjoint avec le ministre
d'Etat français de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et
de l'Aménagement du territoire Jean-Luis Borloo, M. Khelil a précisé
que cet accord prévoit notamment "un transfert de technologie entre les
deux parties en plus de l'apport technique et financier de la partie
française".
Interrogé par la presse sur les termes de cet
accord, M. Borloo a estimé que "le moment n'est pas encore venu pour les
dévoiler".
Le ministre français a abordé la coopération
énergétique entre les deux pays dans les secteurs de l'énergie renouvelable
et la protection de l'environnement.
La coopération dans les énergies renouvelables
s'inscrit dans le cadre du projet de l'Union pour la Méditerranée (UPM), a
indiqué M. Borloo ajoutant que "l'Algérie est parmi les rares pays "
à avoir introduit le système hybride combinant le gaz et l'énergie solaire
dans la production de l'électricité.
Le ministre français a affirmé que le projet de
l'UPM doit être proclamé le 13 juillet à Paris par le président français
Nicolas Sarkozy à l'occasion du sommet des chefs d'Etat de la
région.
Rappelant l'élection de l'Algérie, en décembre 2007
à Bali en Indonésie, à la présidence du groupe africain sur le changement
climatique pour la période 2008-2009 et le passage de la présidence
de l'UE à la France, M. Borloo s'est dit assuré qu'il y aurait "une
plate-forme de convergence entre l'Europe et l'Afrique sur les CO2 et le
réchauffement climatique".
La France est disponible pour mettre tous les moyens
en commun afin de développer la recherche opérationnelle sur l'énergie
solaire à grande concentration: "Il s'agit, à cet égard, des moyens
bilatéraux et ceux de l'UPM", a-t-il souligné.
En ce qui concerne les cours actuels du pétrole, M.
Khelil a estimé que "ces prix ne reflètent pas les conditions du marché
mais sont dus à d'autres facteurs liés à la spéculation des
intervenants du marché ainsi que la crise des subprime et la
dépréciation du dollar".
A propos du rôle de l'Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep), M. Khelil a décalré que cette
organisation, qui détient seulement 40% de la production mondiale, "ne
prendra aucune nouvelle décision sur sa production avant sa réunion de
septembre" à Vienne (Autriche).
Pour l'année 2008, M. Khelil a indiqué qu'il
s'attend à une légère baisse de la demande mondiale par rapport à l'année
précédente.
M. Borloo est arrivé samedi à la capitale algérienne
pour effectuer une visite de deux jours à l'invitation de M. Khelil
afin de discuter des perspectives de coopération entre les deux pays
dans le domaine de l'énergie notamment les énergies renouvelables dont le
solaire.