BEYROUTH, 29 mai (Xinhua) -- Cheikh Naim Qassem,
second du commandement du groupe armé chiite libanais Hezbollah, a déclaré
jeudi que le parti est prêt à discuter de la stratégie nationale de
défense, mais n'abandonnera pas "notre résistance et nos armes".
"Nous nous sommes entendus sur une stratégie de
défense qui permette à notre armée de protéger le Liban et empêcher l'
agression israélienne. Ensuite, les armes en circulation seront
intégrées dans cette stratégie de défense", a indiqué M. Qassem dans
une interview accordée au site Internet local d'informations
Naharnet.
"Si nous abandonnons nos armes, alors qui nous
protégera et protégera le Liban des agressions israéliennes ?"
s'interroge-t-il.
M. Qassem a également affirmé que le Hezbollah n'a
pas utilisé ses armes pour régler les différends politiques internes, mais
"c' est le droit de la résistance de se défendre si elle est
attaquée. "
Le Hezbollah était le seul groupe libanais qui n'a
pas dû remettre ses armes en 1989, selon l'accord de Taïf parrainé par
l'Arabie saoudite, accord qui a mis fin à 15 ans de guerre civile
libanaise.
Le groupe chiite a insisté pour garder ses armes, se
présentant comme une force de résistance contre l'occupation israélienne
dans le sud du Liban.
Israël s'est retiré du sud du Liban en 2000, mais
a gardé le contrôle des fermes disputées de Chebaa.