STOCKHOLM, 29 mai (Xinhua) -- La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza
Rice a défendu jeudi la guerre en Irak, lancée par les Etats-Unis en 2003,
balayant les allégations d'un ancien porte- parole de la Maison Blanche
selon lesquelles le président George W. Bush aurait trompé les Américains
sur ce point.
A la question de savoir comment les Etats-Unis
peuvent être à la tête d'un consensus international sur la reconstruction
de l'Irak au vu des accusations de Scott McClellan, Rice a répondu
qu'elle ne pouvait réagir à un livre qu'elle n'avait pas lu.
Mais concernant la guerre, les choses sont claires
pour Rice, qui était conseillère à la sécurité intérieure lorsqu'elle a
été déclanchée.
"Les inquiétudes sur les armes de destruction
massive dans l'Irak de Saddam Hussein sont la raison fondamentale de
dizaines de résolutions au Conseil de sécurité (de l'ONU) ... ", a
rappelé Rice à la presse après une réunion avec le Premier ministre
suédois Fredrik Reinfeldt.
Rice est à Stockholm pour une conférence
internationale sur l'Irak.
"Les Etats-Unis n'étaient pas les seuls à croire
qu'il (Saddam) avait des armes de destruction massive", a-t-elle souligné,
rappelant que l'expulsion par Saddam des inspecteurs de l'ONU avait
conduit l'administration Clinton à prendre des mesures militaires contre
l'Irak.
Si le monde ne pensait pas que Saddam avait des
armes de destruction massive, "alors pourquoi, je vous le demande, l'Irak
était-il l'objet des sanctions les plus sévères jamais imposées par
la communauté internationale ?", a-t-elle ajouté.
"Vous ne pouvez pas aujourd'hui dire que nous
aurions dû savoir ce que nous ne savions pas en 2001, 2002 et 2003",
a-t-elle estimé, rappelant que le rapport sur les armes de destruction
massive semblait limpide.
Selon Rice, Saddam était une menace pour les
Irakiens et la communauté internationale.
Quant aux erreurs commises par Washington en Irak,
pour Rice, il est prématuré de juger l'histoire, et si certaines choses
auraient pu être faites différemment, déclarer la guerre à l'Irak en
2003 et "libérer le peuple irakien de Saddam Hussein" n'était pas une
erreur.
Dans son livre "What Happened: Inside the
Bush White House and Washington's Culture of Deception " (Ce qui s'est passé
: au coeur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la
désinformation à Washington), McClellan dit que Bush a pris la
décision d'envahir l'Irak dès 2002, si ce n'est avant, et qu'il a exagéré la
menace des armes de destruction massive en Irak.