YOKOHAMA (Japon), 28 mai
(Xinhua) -- Les responsables de la Santé et ambassadeurs de la
sensibilisation sur le paludisme se sont réunis mercredi à Yokohama, au
Japon, pour demander aux dirigeants du G8 de respecter leurs engagements
du Sommet de Heiligendamm en 2007 de consacrer 60 milliards de dollars à
la lutte contre les grandes maladies mortelles d'Afrique.
Financer l'éradication du paludisme, du VIH/sida et
de la tuberculose, qui font des milliers de morts chaque année en
Afrique est un thème incontournable de la quatrième Conférence
internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD IV)
qui se déroule à Yokohama du 28 au 30 mai.
Saluant les efforts des pays, des ONG et des
entreprises donateurs, les délégués ont demandé un engagement sur le long
terme dans la santé en Afrique et une accélération des processus
entamés.
"Nous devons accélérer les processus engagés pour
une meilleure prévention et un meilleur traitement du paludisme, ainsi
qu'un meilleur accès (au traitement) pour les pauvres", a déclaré le
Dr. Awa Marie Coll-Seck, directrice du Roll Back Malaria (RBM)
Partnership, un partenariat public-privé mondial.
"Nous demandons aux dirigeants du G8 et en
particulier au Japon de respecter les engagements pris lors de précédents
sommets du G8 ", a souligné Yvonne Chaka Chaka, icône mondiale de la
musique et ambassadrice de l'UNICEF.
Le paludisme, qui tue chaque année plus d'un million
de personnes dans le monde, dont 90% de jeunes enfants africains,
est un lourd fardeau pour les pays africains.
Pour le professeur Brian Greenwood, lauréat du
premier prix Hideyo Noguchi pour son travail novateur dans la lutte contre
cette maladie, le plus important est que la communauté
internationale continue d'investir pour réduire le taux de mortalité
et peut-être éradiquer le paludisme.
Il a salué les scientifiques chinois pour leurs
recherches dans les traitements contre le paludisme.
La campagne "Me Too" (moi aussi), organisée par des
organisations japonaises de la société civile, a été lancée pour
faire adopter une aide meilleure et plus importante dans le domaine
de la santé au sommet du G8 à Hokkaido.
Selon le site Internet de Me Too, le paludisme est
un frein au développement économique de l'Afrique car jusqu'à 40% du
budget des ménages y est consacré à l'achat de médicaments.
En Afrique, le paludisme à un coût : 12 milliards de
dollars, ce qui complique la tâche du continent pour atteindre les
objectifs de développement du millénaire.
La semaine dernière, le Japon a annoncé une
contribution de 560 millions de dollars pour l'année à venir au Fonds
mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.