ISLAMABAD, 28 mai (Xinhua) -- Le co-président du
Parti du peuple du Pakistan (PPP), Asif Ali Zardari, a accepté de
destituer Pervez Musharraf de la présidence, a annoncé le chef de la Ligue
musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), Nawaz Sharif, lors d'une
conférence de presse dans la ville de Lahore.
M. Sharif a indiqué que M. Musharraf devrait être
jugé pour sédition et ne devrait pas être en sortir indemne.
La destinée du pays changera dans les jours à venir,
a affirmé M. Sharif.
La chaîne de télévision locale, DAWN NEWS, citant M.
Sharif, a déclaré que M. Musharraf se sont soumis aux ordres de forces
étrangères et que la souveraineté du Pakistan était en jeu.
S'exprimant au sujet du rétablissement dans leurs
fonctions des juges destitués le 3 novembre dernier, lorsque le président
Pervez Musharraf a déclaré l'état d'urgence dans le pays, M. Sharif a
déclaré que son parti a sacrifié 15 ministres pour la cause du
pouvoir judiciaire.
"J'ai dit à M. Zardari que la PML-N quittera la
coalition si les juges ne sont pas rétablis dans leurs fonctions", a
précisé M. Sharif.
M. Sharif a rencontré M. Zardari pour discuter d'un
amendement constitutionnel préparé par le PPP sur d'importants dossiers
concernant la nation.
Le PPP a révélé certains points importants d'un
amendement constitutionnel selon lequel tous les pouvoirs du président
seront transférés au Premier ministre. Le PPP envisage également de
rétablir les juges, tout en limitant le mandat du juge en chef à
trois ans.
La PML-N s'est opposée fermement à ce projet
d'amendement et M. Sharif a commencé à en discuter mardi avec M.
Zardani.
Le PPP et la PML-N sont les deux principaux
partis de l' Assemblée nationale pakistanaise issue des élections générales
du 18 février. Les deux partis se sont entendus le 9 mars pour
former un gouvernement de coalition à condition que les juges destitués
soient rétablis dans leurs fonctions les 30 jours à compter de la formation
du gouvernement.