DAKAR, 26 mai (Xinhua) -- La ministre sénégalaise de
la Santé et de la Prévention médicale, Safiétou Thiam, a appelé les
chercheurs du monde entier à unir leurs efforts sur les questions du
VIH/sida, à l'ouverture lundi de la Journée scientifique du site de
l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) de Dakar.
Pour Mme Thiam, les gouvernements africains qui
vivent le plus lourd fardeau du VIH/sida doivent redoubler d'efforts dans
la prévention, dans les traitements et dans la recherche s'ils
veulent vaincre dans le moyen terme l'infection.
"Les chercheurs du monde entier qui s'activent sur
les questions du VIH doivent unir leurs efforts et promouvoir des
axes de collaborations pour plus de célérité et d'efficacité dans
leurs travaux", a-t-elle plaidé, ajoutant que la nécessité de disposer
d'un vaccin doit demeurer un souci permanent des gouvernements et
des chercheurs "car c'est le seul moyen de mettre les générations
futures définitivement à l'abri de l'infection à VIH".
"L'avènement des thérapies antirétrovirales ne
saurait constituer une solution unilatérale et absolue pour les pays
africains", a indique la ministre sénégalaise.
"Nous devons continuer parallèlement à faire de la
recherche opérationnelle clinique, biologique, socio-anthropologique et
environnementale une priorité qui permet d'orienter les
stratégies les plus efficientes de lutte et de soulager les souffrances
liées au sida dont sont victimes une frange non négligeable de nos
populations", a-t-elle dit.
Elle a expliqué que c'est à partir de l'engagement
des chefs d'Etat et de gouvernement en 2001 à New York, avec les
initiatives du Fonds mondial, de la Banque mondiale que la lutte contre le
SIDA s'est intensifiée et que l'impact positif des importants
financements mobilisés est reflété dans le rapport 2007 de
l'ONUSIDA.
L'ANRS, "exemple concret de la coopération
Nord-Sud qu'il faut encourager", selon Mme Thiam, est l'un des principaux
acteurs internationaux de la recherche du vaccin contre le sida et
mène un programme d'évaluation de combinaisons d'immunogènes chez
l'homme afin de mettre sur pied d'ici trois à cinq ans un essai de
phase trois.