HARARE, 26 mai (Xinhua) -- Les pays en développement
subissent davantage le changement climatique, du fait qu'ils ne sont pas
capables de s'y adapter à même titre que les pays riches, a estimé le
ministre zimbabwéen de l'Environnement et du Tourisme rancis Nhema, a
rapporté lundi le journal The Herald.
Lors d'un atelier sur le climat organisé la semaine
dernière à Harare, M. Nhema a souligné que le réchauffement climatique
constituait un "véritable" problème mondial touchant l'humanité
et tous les systèmes de la nature, a indiqué le journal.
Bien que la cause du réchauffement climatique soit
la même, l'impact du changement climatique se différencie selon la
capacité d'adaptation, a-t-il poursuivi et d'ajouter : "en général, les
pauvres, les pays moins développés seront affectés de façon négative
par le changement climatique plus que les pays développés".
A titre d'exemple, une grave sécheresse en Afrique
sub- saharienne pourrait entraîner la mort de milliers de gens, voire
des millions de personnes, tandis que pour un pays développé, en cas
de sécheresse, il serait assuré par l'importation de nourriture depuis
d'autres pays.
Le ministre zimbabwéen a estimé qu'il y a un grand
espoir de réduire les émissions à effet de serre pour qu'elles ne menacent
pas les systèmes de la Terre si tout le monde s'efforce de trouver un
moyen de faire face aux impacts négatifs du réchauffement climatique.
L'atelier a été organisé par l'Académie
des sciences du Zimbabwe et le ministère du Développement des sciences et
de la technologie.