ISLAMABAD, 23 mai
(Xinhua) -- Le Pakistan a relaxé faute de preuves vendredi 200 personnes
soupçonnées d'implication dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre
Benazir Bhutto.
"Le ministre de la Province de la Frontière du
Nord-Ouest (NWFP) a ordonné la relaxe de 200 personnes mises en accusation
dans l'affaire du meurtre de Benazir Bhutto", a rapporté la chaîne de
télévision privée pakistanaise Dawn TV.
"Cette relaxe est due à un manque de preuve", selon
la chaîne qui cite des sources officielles.
Bhutto, également ancienne présidente du Parti du
peuple pakistanais (PPP), a été tuée dans une attaque en décembre
dernier lors d'un rassemblement politique.
Le gouvernement pakistanais s'est dit prêt, jeudi, à
envoyer une lettre au secrétaire-général des Nations unies pour demander
une enquête de l'ONU sur le meurtre de Bhutto.
Le président Pervez Musharraf a demandé à une équipe
de Scotland Yard de se joindre à l'enquête sur cet assassinat, mais
le PPP insiste pour que l'ONU enquête sur ce meurtre.
Le ministre de la Justice Farooq Naek a précisé
jeudi que Scotland Yard avait un "mandat limité" dans l'enquête.
"Ils ont été chargés de
déterminer s'il s'agit bien d'un meurtre, mais pas d'enquêter sur les
personnes se cachant derrière ce crime odieux", a-t-il souligné.